Bande de Gaza : deux Palestiniens, dont un chef de la police, tués par des frappes israéliennes alors que les États-Unis s’efforcent de faire avancer un plan de cessez-le-feu dans le territoire ravagé par la guerre

 DAKAR, 13 AOUT 2026 (JVFE)—Des frappes israéliennes dans la bande de Gaza ont fait deux morts, dont un chef de la police, jeudi selon les autorités sanitaires, alors que les États-Unis s’efforcent de faire avancer un plan de cessez-le-feu dans le territoire ravagé par la guerre.

Pour rappel, Israël avait mené mercredi sa première frappe aérienne sur la bande de Gaza depuis plus d’une semaine, selon l’armée israélienne et la Défense civile palestinienne qui a fait état d’un mort.

« Nous avons mené une frappe afin d’éliminer une menace », a déclaré un porte-parole de l’armée israélienne à l’AFP, sans fournir plus de détails.  

Dans un communiqué, l’armée israélienne a précisé avoir « mené une frappe contre un commandant du Hamas dans le nord de la bande de Gaza » qui « préparait des attaques terroristes contre les forces » israéliennes opérant à Gaza.

« Les forces de l’armée […] continueront d’opérer afin d’éliminer toute menace immédiate », ajoute l’armée, qui avait été déployée dans la bande de Gaza après le début, en octobre 2023, de la guerre, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël.

Le colonel Jamal Abou Kamil, chef de la police de Gaza-ville, ainsi qu’un autre Palestinien ont été tués lors de deux frappes aériennes israéliennes distinctes menées le 13 août 2026.

Ces attaques rompent une accalmie relative d’environ une semaine dans la bande de Gaza. [

Un drone israélien a tiré trois missiles sur un véhicule circulant dans le quartier de Cheikh Ajlin, au sud-ouest de la ville. Le chef de la police, Jamal Abou Kamil, a été tué sur le coup et deux de ses adjoints ont été grièvement blessés. Son corps a été transporté à l’hôpital al-Chifa.

Plus tôt dans la journée, une autre frappe a ciblé une moto à l’ouest de Khan Younès, dans le sud de l’enclave. Elle a fait un mort et un blessé.

Les déclarations des deux camps

L’armée israélienne a communiqué sur la frappe de Khan Younès, affirmant avoir ciblé et éliminé un commandant de compagnie du Hamas qui préparait des attaques contre les soldats. Concernant la mort du chef de la police à Gaza-ville, l’armée a indiqué qu’elle vérifiait les informations.

 Le ministère de l’Intérieur à Gaza, géré par le Hamas, a fermement condamné l’assassinat du colonel. Le mouvement islamiste a dénoncé un « crime de guerre » visant à saboter l’ordre public.

Le contexte politique et diplomatique

Ces événements interviennent dans un climat politique très tendu au Proche-Orient :

Les deux pays vivent sous un régime de cessez-le-feu théorique entré en vigueur en octobre 2025. Malgré cela, les affrontements et les frappes ciblées se poursuivent régulièrement.

Ces frappes surviennent alors que des discussions ont lieu autour d’un plan de paix soutenu par le président américain Donald Trump. Ce plan prévoit le désarmement du Hamas et le retrait progressif de l’armée israélienne. Si le Hamas a donné son accord pour l’appliquer, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l’a rejeté, exigeant des garanties supplémentaires sur le désarmement total de son adversaire.

La Défense civile de Gaza, un service de secours opérant sous l’autorité du mouvement islamiste Hamas, a indiqué qu’une frappe aérienne à l’ouest de Khan Younès, dans le sud, avait fait un mort.  

L’hôpital Nasser de la ville a confirmé avoir reçu une dépouille à la suite de l’attaque.

L’armée israélienne a déclaré avoir mené une frappe contre un commandant du mouvement palestinien Hamas près de Khan Younès, qu’elle accuse d’avoir planifié des attaques contre ses soldats.  

« Le terroriste a été visé lors d’une frappe aérienne afin d’éliminer la menace qu’il représentait pour les soldats de Tsahal », a déclaré l’armée dans un communiqué.

Dans le nord du territoire, la Défense civile a indiqué qu’une personne avait été tuée et plusieurs autres blessées dans une frappe israélienne visant un véhicule dans le quartier de Cheikh Ajlin, à Gaza-ville.

L’hôpital al-Chifa a indiqué avoir reçu la dépouille de Jamal Abou Kamil, chef de la police de la ville de Gaza.

L’armée israélienne a confirmé la mort d’Abou Kamil, affirmant dans un communiqué qu’il était « un commandant du […] Hamas qui s’était infiltré en territoire israélien » lors de l’attaque du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.

Le Hamas a de son côté dénoncé dans un communiqué un « crime de guerre » qui « reflète la véritable nature de l’occupation » visant selon lui « à poursuivre la guerre génocidaire (et) à aggraver la catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza ».

Israël avait mené mercredi sa première frappe aérienne sur la bande de Gaza depuis plus d’une semaine.

Israël semble avoir réduit, sans toutefois les interrompre, ses opérations militaires dans la bande de Gaza depuis l’annonce fin juillet par le président américain Donald Trump d’un accord sur la dernière feuille de route américaine prévoyant notamment le désarmement du Hamas et le retrait israélien du territoire palestinien.

Le Hamas l’a acceptée, mais Israël l’a rejetée, conditionnant tout retrait des troupes israéliennes de Gaza à un « véritable » désarmement du mouvement islamiste.  

Selon le ministère de la Santé placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont considérés comme fiables par les Nations unies, les opérations israéliennes à Gaza ont fait 1260 morts depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025.

L’armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi qu’un employé civil sous contrat.

La Défense civile, un service de secours opérant sous l’autorité du mouvement islamiste Hamas, a fait état d’un mort et de plusieurs blessés dans la frappe.

Israël semble avoir réduit, sans toutefois les interrompre, ses opérations militaires dans la bande de Gaza depuis l’annonce fin juillet par Donald Trump d’un accord sur la dernière feuille de route américaine prévoyant notamment le désarmement du Hamas et le retrait israélien du territoire palestinien.

Le Hamas l’a acceptée, mais le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, l’a rejetée, conditionnant tout retrait des troupes israéliennes de Gaza à un « véritable » désarmement du Hamas.  

Selon le ministère de la Santé placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont considérés comme fiables par les Nations unies, les opérations israéliennes à Gaza ont fait 1258 morts depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025. L’armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi qu’un employé civil sous contrat

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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