Québec : une annonce « importante » sur la tenue d’un référendum qui laisse planer le suspense sur les réseaux sociaux

 DAKAR, 18 AOUT 2026 (JVFE)—Le chef du Parti Québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a annoncé qu’il fera une déclaration majeure concernant son projet de référendum sur l’indépendance.

Cette annonce survient juste avant le lancement officiel de la campagne pour les élections provinciales prévues le 5 octobre 2026.

Le communiqué écrit sera publié sur ses réseaux sociaux à 7 h 30.

Les informations indiquent que le chef péquiste maintient sa promesse ferme.

Le parti souhaite clarifier et encadrer sa démarche référendaire avant le début officiel des débats électoraux.

La déclaration pourrait ajuster le calendrier ou définir des conditions liées au contexte géopolitique international.

Le contexte politique actuel

Le déclenchement de la campagne électorale québécoise doit avoir lieu durant la semaine du 24 août 2026.

Le Parti Québécois domine actuellement les intentions de vote, en particulier auprès des électeurs francophones.

Ses rivaux politiques utilisent la peur d’une consultation populaire rapide pour tenter de freiner la montée du PQ dans les sondages.

Selon nos informations, il ne serait pas question pour Paul St-Pierre Plamondon de reculer sur son engagement de tenir un référendum dans un premier mandat, malgré le peu d’appétit des électeurs pour la souveraineté, et ce, même chez les péquistes. L’appui à l’indépendance est stable depuis des mois au Québec et tourne autour de 30 %.

« Demain matin, à 7 h 30, je ferai une déclaration importante, par écrit, via communiqué et sur mes réseaux sociaux. Elle portera sur la tenue d’un référendum sur l’indépendance du Québec. Je me rendrai également disponible pour des entrevues concernant cette déclaration tout au long de la journée », a écrit le leader souverainiste sur les réseaux sociaux, en fin de journée lundi.

Paul St-Pierre Plamondon — qui est favori pour former le prochain gouvernement, selon les sondages — voudrait apporter des précisions sur son engagement phare au moment où ses adversaires brandissent le référendum pour lui nuire.

Cela survient aussi à la veille de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane mercredi et alors que l’impasse dans les négociations persiste entre le Canada et les États-Unis.

Paul St-Pierre Plamondon a déjà reconnu que des électeurs « ont véritablement peur » d’un référendum dans le contexte géopolitique actuel et qu’il pourrait attendre le départ de Donald Trump. « Ce risque-là, je veux le nommer, c’est celui d’une escalade des tarifs qui viennent nuire à notre économie québécoise et qui soit destructive pour tout le monde en Amérique », avait-il affirmé le soir de sa victoire dans l’élection partielle de Chicoutimi, en février.

« Les Américains seront toujours nos voisins. Ce sera quoi, le contexte, dans deux, trois, quatre ans ? On ne sait pas […]. On va user au Parti québécois d’intelligence et de jugement pour le choix du moment pour toutes les décisions, parce que notre priorité sera toujours de protéger les Québécoises et les Québécois », avait-il nuancé.

La publication de Paul St-Pierre Plamondon survient également le jour où la première ministre Christine Fréchette s’est rendue à Terre-Neuve-et-Labrador pour conclure une entente historique avec la province. Le premier ministre Mark Carney était d’ailleurs sur place. La cheffe caquiste a laissé savoir que son adversaire péquiste pourrait « déchirer » l’entente, qui permettra notamment de lancer un chantier énergétique d’environ 70 milliards.

« L’affirmation de Christine Fréchette à l’effet qu’un gouvernement du PQ va déchirer l’entente de Churchill Falls est tout simplement une fausseté. La réalité est que personne n’a lu l’entente et que si l’entente est positive pour le Québec, évidemment qu’un gouvernement du Parti québécois aura intérêt à maintenir cette entente », a répliqué Paul St-Pierre Plamondon, encore une fois sur les réseaux sociaux.

Il s’agit d’un changement de ton de la part du Parti québécois. Encore la semaine dernière, le PQ tirait à boulets rouges sur son adversaire Christine Fréchette, l’accusant d’avoir conclu une entente « précipitée » avec Terre-Neuve-et-Labrador et d’avoir « sacrifié les intérêts du Québec pour des raisons électoralistes ».

Le Livre bleu du Parti québécois précise pourtant la démarche référendaire, mais l’ouvrage a été dévoilé avant les vacances d’été. Le document prévoit une « consultation » dans un premier mandat d’un gouvernement péquiste. « Cette décision fera l’objet d’une réflexion rigoureuse dans l’objectif de profiter de l’horizon temporel le plus favorable pour l’intérêt du Québec », écrit-on.

Le Parti québécois caracole dans les intentions de vote depuis deux ans. Un sondage Synopsis-La Presse publié la semaine dernière montre que le parti est toujours en tête, mais qu’il formerait probablement un gouvernement minoritaire. Les troupes de Paul St-Pierre Plamondon demeurent largement favorites chez l’électorat francophone.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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