Les États-Unis accordent des visas à de hauts dirigeants iraniens pour assister à l’Assemblée générale de l’ONU

 DAKAR, 18 Septembre 2026 (JVFE)—Les États-Unis ont officiellement accordé des visas à la délégation principale iranienne, incluant le président Massoud Pezeshkian, pour leur permettre de participer à la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Le département d’État américain a précisé que cette décision répond à ses obligations de pays hôte du siège de l’ONU, en dépit de la guerre en cours et des fortes tensions géopolitiques entre Washington et Téhéran.

L’octroi de ces visas s’accompagne toutefois de restrictions très strictes :

La délégation iranienne subira des limites sévères quant à son périmètre de déplacement autorisé autour de la zone onusienne à New York. ]

Il est formellement interdit aux officiels iraniens d’acquérir des produits de luxe ou d’autres marchandises spécifiques sur le sol américain.

Le nombre de représentants autorisés à faire le déplacement a été significativement réduit par rapport à l’année précédente.

Téhéran avait auparavant fait dépendre sa participation à la 81e session de l’Assemblée générale du respect par Washington de ses devoirs internationaux en matière de visas. Parallèlement, l’administration américaine a essuyé de vives critiques de la part de l’Autorité palestinienne, le visa de son président ayant été refusé pour cet événement.

Le département d’État américain a déclaré jeudi avoir approuvé les visas de la « délégation principale » iranienne, ainsi que ceux des membres essentiels de son personnel, afin qu’ils puissent participer aux réunions de l’ONU. La délégation principale comprend le président Masoud Pezeshkian et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, selon des responsables américains qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat en raison des lois sur la confidentialité des visas.

Cette décision est inhabituelle compte tenu du conflit qui oppose l’Iran et les États-Unis depuis plus de six mois et de l’absence de tout signe indiquant que des accords visant à rouvrir le détroit d’Ormuz ou à reprendre les négociations sur le programme nucléaire iranien soient sur le point d’aboutir.  

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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