Le retrait des forces militaires américaines d’Irak est officiellement finalisé ce mercredi 30 septembre 2026, marquant le point final d’un déploiement de 23 ans initié par l’invasion de 2003

DAKAR, 30 SEPTEMBRE 2026 (JVFE)— Le retrait des forces militaires américaines d’Irak est officiellement finalisé ce mercredi 30 septembre 2026, marquant le point final d’un déploiement de 23 ans initié par l’invasion de 2003.

Le Pentagone et le département de la Défense ont confirmé le départ des derniers des 2 500 soldats encore présents sur le territoire. Cette décision met également un terme définitif à l’opération multinationale anti-djihadiste « Inherent Resolve » menée depuis 2014 contre l’État islamique.

« Aujourd’hui, les États-Unis et nos partenaires de la coalition ont officiellement mis fin à l’opération Inherent Resolve (nom officiel donné par l’armée américaine à la campagne multinationale contre l’État islamique, NDLR) en Irak », a déclaré le Pentagone dans un communiqué. Les derniers des 2 500 soldats ont désormais quitté le pays.

Camp Victory en Irak, mardi. Un avion militaire américain s’apprête à quitter le pays, marquant la fin d’une présence de plus d’une décennie

Les détails clés de ce retrait historique

Fin d’une mission multinationale : Les forces de la coalition, qui ont compté jusqu’à 80 pays, ont officiellement achevé leur mandat. Parallèlement, l’état-major des Armées en France a annoncé avoir rapatrié ses dernières forces engagées dans l’opération.

Origine de l’accord : Ce retrait complet s’inscrit dans le cadre d’un accord bilatéral négocié en 2024 sous l’administration de Joe Biden, et exécuté par l’administration de Donald Trump.

Évacuation symbolique : Les derniers contingents ont principalement quitté le sol irakien depuis la base aérienne d’Erbil, située dans la région semi-autonome du Kurdistan.

Évolution des relations : Le Premier ministre irakien, Ali Al-Zaïdi, a salué le début d’une « nouvelle ère » pour la souveraineté nationale. Les relations sino-américano-irakiennes vont désormais pivoter d’une alliance purement militaire vers un partenariat axé sur l’économie et l’énergie.

Les défis sécuritaires du « jour d’après »

Le bilan de ces deux décennies d’occupation est catastrophique. Après avoir renversé Saddam Hussein en 2003, la présence militaire a provoqué des années de carnage, une fragmentation du cadre national, une guerre civile entre les diverses minorités.

Du côté des officiels états-uniens, le récit reste le même. « Je me tiens devant vous en ce moment historique, où une nation reprend son destin en main » a osé affirmer le vice-amiral Liam M. Hulin lors d’une cérémonie organisée par des responsables américains et irakiens à Bagdad, mercredi.

Commandant de la force opérationnelle interarmées de l’opération « Inherent Resolve » il juge que : « La coalition a mené à bien son opération de retrait organisé d’Erbil ». Cette capitale de la région du Kurdistan irakien, abritait la dernière base de la coalition en Irak.

Bien que ce départ soit célébré par les autorités de Bagdad, il soulève de vives inquiétudes géopolitiques dans la région :

Risque majeurContexte et impact potentiel
Influence de l’IranLe vide sécuritaire laissé par les États-Unis pourrait permettre à Téhéran et à ses milices chiites affiliées de consolider leur emprise politique et militaire en Irak.
Désarmement des milicesLe monopole des armes par l’État reste un défi majeur. Face au refus des puissantes factions pro-Iran de rendre les armes, le gouvernement irakien a dû repousser leur désarmement obligatoire à juin 2027.
Résurgence de DaechLes autorités du Kurdistan craignent que les cellules dormantes de l’État islamique ne profitent de cette transition pour se réorganiser dans le nord du pays.

Le premier ministre d’Irak, Ali al-Zaïdi, est désormais en première ligne et sous pression de Washington. Ce dernier s’est engagé à maîtriser la multitude de milices, engagé à les placer sous le contrôle de l’État d’ici mi-2027. Les États-Unis ont le contrôle avec les comptes bancaires irakiens ouverts aux États-Unis pour les paiements liés au pétrole. Washington peut à tout moment suspendre les versements.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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