EN DIRECT -Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a fermement dénoncé la dérive de la mobilisation lycéenne, estimant que le « mouvement lycéen » se transformait désormais en « mouvement de violences urbaines »

 DAKAR, 15 OCTOBRE 2026 (JVFE)—Jeudi matin à Lormont (Gironde), des élèves et des enseignants du lycée Élie-Faure ont tenté de rejoindre le lycée Les Iris, où le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, était attendu pour constater les dégâts après les dégradations commises dans l’établissement le 8 octobre. Ils ont été bloqués par un cordon de CRS.

Des établissements sont encore bloqués jeudi avant la troisième réunion, dans l’après-midi, entre les organisations lycéennes et le ministre de l’Éducation nationale pour aborder une nouvelle fois les problèmes de bâti scolaire, Parcoursup et les emplois du temps.

Dans la matinée, le ministre Édouard Geffray, s’est rendu au lycée Les Iris à Lormont près de Bordeaux en partie saccagé jeudi dernier, avec des dégâts estimés par la région à au moins 250.000 euros.

Selon le journal Sud Ouest, un rassemblement d’élèves a également eu lieu ce matin devant le lycée Beau de Rochas, en présence des forces de l’ordre. Une manifestation est prévue à partir de 12h00 dans le centre-ville, au départ de la porte de Bourgogne. Le cortège passera notamment par les quais, la place Gambetta, la place de la République et le cours Victor-Hugo, avant de revenir à la porte de Bourgogne.

Le ministre doit ensuite se rendre dans la matinée au lycée des Graves à Gradignan pour échanger avec les lycéens.

Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a fermement dénoncé la dérive de la mobilisation lycéenne, estimant que le « mouvement lycéen » se transformait désormais en « mouvement de violences urbaines ».

S’exprimant lors d’une allocution officielle et devant le Sénat, Sébastien Lecornu a souligné que l’intensité de la violence avait franchi un cap ces derniers jours. Tout en affirmant respecter le droit constitutionnel de manifester et de témoigner d’un mécontentement, il a fustigé des actes inadmissibles qui « font injure aux lycéens » eux-mêmes.

Le gouvernement pointe du doigt l’infiltration de groupes violents d’ultra-gauche et parfois d’ultra-droite, qui détournent les cortèges en ciblant les forces de l’ordre et les infrastructures scolaires.

La contestation, débutée à la mi-septembre autour de revendications liées à Parcoursup, aux emplois du temps et au bâti scolaire, est marquée par de fortes tensions à Paris, Lyon, Créteil ou encore en Bretagne.

Tirs de mortiers, jets de cocktails Molotov, tentatives d’incendies et intrusions dans les établissements. Des centaines de blessés répertoriés depuis le début de la crise, incluant 215 élèves, 85 personnels éducatifs et 715 policiers ou gendarmes.

Passage temporaire aux cours en distanciel pour certains lycées touchés par des dégradations (ex: Étampes).

Le ministère de la Justice rapporte 7 950 gardes à vue enregistrées depuis le lancement du mouvement, composées à 85 % de mineurs.

Malgré ces affrontements urbains en marge des blocages, des réunions de concertation se poursuivent parallèlement entre le ministre de l’Éducation nationale et les syndicats lycéens afin de désamorcer la crise avant les vacances scolaires.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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