DAKAR, 19 OCTOBRE (JVFE)—La COP17 sur la biodiversité s’ouvre officiellement aujourd’hui, le 19 octobre 2026, à Erevan (Arménie). Cette session, qui durera jusqu’au 30 octobre, marque un jalon critique car elle constitue le tout premier bilan mondial (“Global Stocktake”) des progrès réels accomplis par rapport aux 23 objectifs fixés pour 2030.
Après la COP17 consacrée à la désertification en Mongolie à la fin de l’été et avant la COP31 sur le climat en Turquie début novembre, place à la COP17 sur la biodiversité. C’est Erevan, en Arménie, qui accueille les représentants de plus de 200 pays du 19 au 30 octobre. Les discussions techniques démarrent lundi, avant les discussions politiques, mais la réunion internationale a été lancée vendredi par un sommet avec une dizaine de chefs d’État.

Les premiers rapports publiés en amont du sommet révèlent que l’humanité n’est actuellement sur la bonne trajectoire pour aucun des objectifs de l’accord Kunming-Montréal. Face à ces retards majeurs, l’implication des acteurs non étatiques (entreprises, financeurs et jeunesse) est l’un des leviers fondamentaux attendus pour corriger le tir. [
Les réponses concrètes et initiatives clés débattues à Erevan
| Initiative / Mécanisme | Objectif et fonctionnement à la COP17 | Enjeu pour les acteurs non étatiques |
| Coalition “Friends of Credits for Nature” | Lancement officiel d’un groupe mené notamment par l’UE pour structurer le marché des crédits biodiversité. | Permettre aux entreprises et investisseurs privés de financer directement des projets de restauration écologique validés. |
| Opérationnalisation du “Cali Fund” | Finalisation des règles de ce fonds mondial qui recueille les contributions des entreprises privées exploitant les données génétiques de la nature (DSI). | Redistribuer ces fonds directement aux peuples autochtones et communautés locales qui protègent ces ressources. |
| “Finance and Biodiversity Day” (26 octobre) | Journée dédiée à l’alignement du système financier mondial avec les objectifs de conservation. | Inciter les banques et assureurs à concevoir des mécanismes pour combler le déficit de financement de la nature. |
| Le statut des peuples autochtones | Négociations sur le fonctionnement du nouvel organe subsidiaire créé pour donner un pouvoir décisionnel direct aux communautés de gardiens de la nature. | Éviter les blocages étatiques pour veiller à ce que l’aide internationale arrive directement sur le terrain. |
La Déclaration de Yerevan : Un engagement politique à transformer en actes
Le sommet des chefs d’État organisé juste avant l’ouverture de la COP a abouti à l’adoption de la Déclaration de Yerevan (“Taking Action for Nature”). Si le texte reconnaît explicitement que la santé des écosystèmes est indispensable à l’économie mondiale et à la sécurité alimentaire, les grandes ONG comme le WWF déplorent déjà l’absence d’engagements fermes et contraignants pour supprimer les 2 600 milliards de dollars par ans de subventions publiques néfastes à la planète.
Les deux semaines de négociations dans la capitale arménienne devront déterminer si les gouvernements acceptent de traduire ces promesses en cadres réglementaires capables d’engager massivement le secteur privé.
Cette COP doit être l’occasion de dresser le bilan des engagements pris lors de la COP15 à Montréal en 2022, quand les États avaient signé le cadre “Kunming-Montréal”, un accord international pour le nature considéré comme l’équivalent de l’accord de Paris pour le climat.
Dans ce pacte figurent 23 objectifs pour mettre fin aux destructions de la nature qui menacent la vie sur Terre.
Seulement 20 % des terres et des eaux intérieures mondiales sont actuellement classées comme zones protégées, ce qui souligne l’écart existant avec les objectifs environnementaux internationaux actuels.
Pour inverser le déclin de la biodiversité, la communauté internationale s’est fixé des cibles plus ambitieuses à l’horizon 2030, notamment à travers le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.
Situation actuelle vs Objectifs mondiaux
| Élément | Niveau de protection actuel (approx.) | Objectif mondial “30×30” (d’ici 2030) | Écart à combler |
| Terres et eaux intérieures | ~20% | 30% | +10% |
| Zones maritimes et côtières | ~8-10% | 30% | +20 à 22% |
Les principaux défis pour atteindre ces objectifs
- Qualité de la gestion : Il ne suffit pas de “classer” une zone ; il faut garantir une protection effective contre le braconnage, la déforestation et la pollution (éviter les “parcs sur papier”).
- Inclusion des populations locales : Intégrer les droits des peuples autochtones, qui gèrent souvent les terres les mieux préservées de la planète.
- Financement : Mobiliser les ressources financières nécessaires pour surveiller et entretenir efficacement ces espaces.
Mais alors que le monde se rapproche de l’échéance fixée – 2030 – les progrès sont rares. Déforestation, pollution des océans, subventions aux activités néfastes… les sujets sont nombreux et les retards fréquents. Le monde connaît “un écart entre ambition et action” en matière de protection de la nature, a ainsi commenté jeudi le chef de l’ONU António Guterres, depuis la capitale arménienne, s’appuyant sur le rapport publié jeudi et dressant le bilan des 23 objectifs. “À moins que la mise en œuvre collective ne s’accélère rapidement, les objectifs et la mission fixés pour 2030 ne seront pas atteints”.
Ce constat met en lumière le décalage critique entre les promesses politiques et la réalité sur le terrain, en particulier pour les milieux marins. Si la trajectoire pour les terres montre une dynamique positive bien que perfectible, la situation des océans reste alarmante.
Voici une synthèse de l’évolution projetée d’ici 2030 selon les données de cette coalition d’ONG :
Projections de l’Objectif “30×30” à l’horizon 2030
| Écosystème | Niveau actuel | Projection 2030 (si engagements tenus) | Cible officielle 2030 | Écart final estimé |
| Terres et eaux intérieures | ~20% | 27% | 30% | -3% (Objectif presque atteint) |
| Océans | ~10% | 12% | 30% | -18% (Échec majeur anticipé) |
Pourquoi un tel retard sur la protection des océans ?
- Les eaux internationales (haute mer) : Ces zones n’appartiennent à aucun État, ce qui rend la mise en œuvre et le contrôle des mesures de protection extrêmement complexes sur le plan juridique et logistique.
- Manque de volonté politique : Les intérêts économiques liés à la pêche industrielle, au transport maritime et à l’exploitation minière sous-marine freinent souvent la création de véritables réserves marines.
- Ratification lente des traités : Même lorsque des accords historiques sont signés (comme le Traité de la Haute Mer), leur processus de ratification par les différents parlements nationaux prend souvent des années.
Comme dans toutes les COP, ces enjeux de protection se traduiront par des débats sans fin sur le financement. Les objectifs de Montréal requièrent en effet des investissements annuels entre 100 et 180 milliards de dollars, selon le rapport de Campaign for Nature et Together for the Ocean. Or, les dépenses mondiales représentent aujourd’hui environ 24 milliards de dollars. Le déficit est particulièrement flagrant sur les océans : 16 milliards sont nécessaires chaque année, contre 1,8 milliard dépensés actuellement.
Les financements représentent le nerf de la guerre et cristallisent les tensions internationales. Alors que l’Accord de Kunming-Montréal exige d’investir entre 100 et 180 milliards de dollars par an, les fonds réellement alloués aujourd’hui plafonnent à peine à 24 milliards de dollars. Ce fossé financier explique en grande partie le retard accumulé sur l’objectif “30×30”.
Le déficit est particulièrement critique pour le milieu marin : 16 milliards de dollars annuels sont requis pour protéger efficacement les océans, contre seulement 1,8 milliard investis actuellement. À l’approche de la prochaine échéance internationale (la COP17 en Arménie fin 2026), les discussions se concentrent sur plusieurs points de discorde majeurs.
Les 3 grands débats financiers actuels
| Point de tension | L’enjeu clé | Position des États |
| L’aide des pays riches aux pays du Sud | Atteindre la promesse de 20 milliards de dollars par an d’ici 2025, puis 30 milliards d’ici 2030 d’aide publique internationale. | Les pays en développement dénoncent des mécanismes d’accès trop complexes, tandis que de nombreux pays développés n’apportent pas leur “juste part”. |
| La redirection des subventions néfastes | Supprimer ou réorienter 500 milliards de dollars par an de subventions publiques qui détruisent la nature (pêche intensive, pesticides, énergies fossiles). | Les réformes patinent, bloquées par d’importants lobbies industriels et agricoles. Ces subventions néfastes continuent même d’augmenter à l’échelle mondiale. |
| Les mécanismes privés (“Crédits Biodiversité”) | Intégrer les financements privés en créant un marché de “crédits biodiversité”, sur le modèle des crédits carbone. | Très controversé. Certains y voient un levier financier indispensable, tandis que plusieurs ONG dénoncent un risque de “droit à détruire” par la compensation écologique. |
Par ailleurs, comme pour le climat, les pays en développement demandent des engagements aux pays riches, dont les finances publiques sont au plus mal. Les débats tourneront notamment autour d’un fonds dédié à la biodiversité, puisque lors de la prochaine COP en 2028 (les COP consacrées à la biodiversité se tiennent tous les deux ans, contrairement à celles du climat), les États devront décider s’il faut créer ce nouveau fonds sous l’autorité de la Convention sur la diversité biologique (CBD), comme le réclament les pays africains, ou si les instruments existants, comme le Fonds mondial pour l’Environnement (GEF en anglais), peuvent être réformés.
L’avenir du “fonds Cali” sera aussi l’un des sujets de cette COP : créé à Cali, en Colombie, en 2024, ce mécanisme est destiné à redistribuer une petite part des bénéfices réalisés par des entreprises des pays riches grâce aux plantes ou aux animaux prélevés dans le monde en développement (principalement des entreprises de produits pharmaceutiques, cosmétiques, biotechnologies qui utilisent ces ressources génétiques).
Le Sénégal traverse une crise écologique majeure, où la dégradation de ses écosystèmes menace directement la faune, la flore et les communautés locales. Malgré un réseau historique d’aires protégées (comme le Niokolo-Koba ou le Djoudj), les pressions humaines et climatiques s’accélèrent.
La Stratégie nationale pour la biodiversité (SPANB 2026-2030) dresse un bilan critique des menaces pesant sur le patrimoine naturel national.
Les principaux moteurs de l’effondrement de la biodiversité
| Secteur / Facteur | Impact sur les écosystèmes sénégalais |
| Agriculture & Élevage | Déforestation et fragmentation des habitats dues à l’extension des cultures et au surpâturage (perte estimée à 40 000 hectares de forêts par an). |
| Pêche industrielle & Artisanale | Surexploitation des ressources marines halieutiques, menaçant l’équilibre des Aires Marines Protégées (AMP). |
| Urbanisation & Pollution | Bétonisation des espaces naturels et accumulation extrême de déchets (ex: plastiques, eaux usées), asphyxiant les mangroves et les zones humides côtières. |
| Changements climatiques | Salinisation des terres du delta, raréfaction des pâturages dans le Ferlo et sécheresses récurrentes. |
Des sanctuaires sous haute tension
- La Grande Niaye de Pikine (Technopole de Dakar) : Ce poumon vert de 650 hectares et véritable “château d’eau” urbain, qui abrite plus de 230 espèces d’oiseaux et des mangroves uniques, lutte pour sa survie face aux remblaiements immobiliers clandestins et à la pollution.
- Les massifs forestiers et de mangroves : La coupe incontrôlée de bois en zone marine et les feux de brousse répétés détruisent les zones de reproduction des poissons et des crustacés.
La riposte : Objectifs et initiatives 2026-2030
Face à l’urgence, le gouvernement et la société civile tentent d’inverser la tendance :
- Le Plan Décennal National : Lancé par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, il vise à étendre la gestion durable à 2,4 millions d’hectares de forêts et à restaurer plus de 280 000 hectares de terres dégradées.
- Initiative “Domaines 30×30 Sénégal” : Une alliance avec des partenaires internationaux (comme Tree Aid) pour mobiliser le secteur privé et les communautés locales afin de régénérer et classer 30 % des terres et des espaces communautaires d’ici 2030.
Le projet de décision propose de réaffirmer des taux indicatifs et pourrait appeler les États à mettre en place des incitations.”
Ce projet illustre la recherche constante d’un équilibre politique entre la fermeté des objectifs globaux et la souveraineté des États dans leur mise en œuvre.
Le recours à des notions comme les “taux indicatifs” et les “incitations” plutôt qu’à des obligations strictes s’explique par des dynamiques de négociation bien précises.
Décryptage de la formulation diplomatique
| Terme du projet de décision | Signification réelle en négociation | Conséquence pour les États |
| “Réaffirmer des taux indicatifs” | Fixer des repères chiffrés (comme les objectifs de financement ou de pourcentages d’aires protégées) mais sans valeur juridiquement contraignante. | Permet de maintenir une ambition politique haute à l’échelle mondiale (ex: viser 30%) tout en évitant que les États ne soient sanctionnés s’ils échouent à les atteindre au niveau national. |
| “Appeler les États à mettre en place” | Utiliser un langage incitatif (“appeler à”, “encourager”) plutôt que directif (“obliger à”, “devoir”). | Respecte la souveraineté économique de chaque pays. Cela permet d’obtenir un consensus global, car aucun traité ne peut être adopté si un État refuse de s’engager sous la contrainte. |
| “Des incitations” | Encourager la transition par des leviers positifs (subventions vertes, fiscalité avantageuse pour les entreprises écoresponsables, aides au reboisement). | Complète le débat sur la suppression des “subventions néfastes” : au lieu de simplement punir ou interdire, la décision pousse les gouvernements à rendre la protection de la nature financièrement plus attractive que sa destruction. |
L’application concrète : l’exemple du Sénégal
Si ce projet de décision est adopté, il légitimera et renforcera les outils que le Sénégal tente déjà de structurer dans sa feuille de route nationale (SPANB 2026-2030) :
- Incitations communautaires : Financer directement les populations locales via des mécanismes de “Paiements pour Services Environnementaux” (PSE) pour qu’elles protègent les mangroves ou évitent les feux de brousse.
- Incitations fiscales : Proposer des exonérations de taxes ou des avantages aux entreprises privées sénégalaises ou internationales qui investissent dans la restauration des terres dégradées ou dans l’Initiative “Domaines 30×30 Sénégal”.
Ces deux sujets touchent directement aux causes structurelles de l’effondrement de la biodiversité. D’un côté, les subventions néfastes maintiennent sous perfusion économique des activités destructrices ; de l’autre, la reconnaissance des droits des peuples autochtones s’impose comme la solution locale la plus efficace pour préserver les derniers sanctuaires naturels de la planète.
Les subventions néfastes : la déconnexion des aides publiques
Le Cadre mondial pour la biodiversité fixe un objectif clair : réduire les subventions néfastes de 500 milliards de dollars par an d’ici 2030. Pourtant, l’écart entre cet objectif et la réalité des financements publics reste immense.
| Secteur concerné | Volume mondial estimé | Impact direct sur la biodiversité |
| Énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) | ~1 000 milliards $ / an | Accélération du changement climatique, acidification des océans, destruction des habitats par l’exploration minière. |
| Agriculture intensive | ~500 milliards $ / an | Incitation à la déforestation, monoculture, pollution des sols et des cours d’eau par les pesticides. |
| Pêche industrielle | ~35 milliards $ / an | Subventions au carburant pour la pêche en haute mer, encourageant la surpêche et le chalutage de fond. |
Le débat sur les “incitations” : C’est ici que le projet de décision mentionné précédemment prend tout son sens. L’objectif est d’appeler les États à transformer ces enveloppes destructrices en “incitations positives” (ex: subventionner l’agroécologie ou les énergies renouvelables plutôt que le carbone).
Les droits des peuples autochtones et des communautés locales
Les peuples autochtones et les communautés locales (PACL) gèrent ou détiennent des droits coutumiers sur environ 25 % des terres de la planète, qui abritent 80 % de la biodiversité mondiale restante.
| Enjeu majeur | Situation actuelle & Tensions | Revendications et solutions |
| Reconnaissance juridique | De nombreux États créent des aires protégées en expulsant les populations locales (concept de “conservation forteresse”). | Garantir les titres de propriété foncière des autochtones. La science prouve que la biodiversité est mieux préservée là où leurs droits sont respectés. |
| Accès direct aux financements | Moins de 1 % de l’aide internationale pour le climat et la biodiversité parvient directement aux organisations autochtones. | Créer des guichets de financement directs sans passer par les intermédiaires étatiques ou les grandes ONG internationales. |
L’écho avec la situation au Sénégal
Bien que le concept de “peuples autochtones” au sens de l’ONU s’applique moins directement en Afrique de l’Ouest, la question des communautés locales y est centrale :
- Les subventions : Au Sénégal, le débat se focalise sur les subventions au carburant pour la pêche artisanale et industrielle, qui accentuent la pression sur des stocks halieutiques déjà critiques.
- Les communautés locales : Le succès de la préservation des mangroves (en Casamance ou dans le Sine-Saloum) repose entièrement sur les populations locales. Les initiatives réussies montrent que la nature n’est protégée durablement que si les communautés en tirent des bénéfices économiques directs (écotourisme, cueillette durable de mollusques).
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Les subventions néfastes à la biodiversité, soit celles qui soutiennent les énergies fossiles, et les droits des peuples autochtones.
Fin août, la Convention sur la diversité biologique avait tenté de remobiliser les États : “Le monde n’est pas sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de biodiversité.
” Le WWF appelle à “mobiliser au-delà des États” à l’occasion de cette COP, citant les grandes entreprises, les institutions financières et la jeunesse.
Cette déclaration du WWF met en lumière un tournant stratégique majeur : la protection du vivant ne peut plus reposer uniquement sur la bonne volonté des gouvernements. La COP17 sur la biodiversité, qui s’ouvre à Erevan (Arménie) fin octobre 2026, s’annonce comme le premier grand test pour évaluer si les acteurs non étatiques sont prêts à transformer leurs promesses en actions concrètes.
Pour que l’objectif “30×30” reste atteignable, la mobilisation doit désormais s’articuler autour de trois forces économiques et sociétales majeures.
Les trois piliers de la mobilisation “au-delà des États”
| Acteur clé | Rôle attendu et leviers d’action | Limites et points de vigilance |
| Les grandes entreprises | Intégrer l’impact biodiversité dans leurs chaînes de valeur (Zéro déforestation) et adopter les normes de transparence financière (comme la TNFD). | Risque persistant de greenwashing en l’absence de réglementations nationales contraignantes. |
| Les institutions financières | Réorienter les flux de capitaux (banques, fonds de pension) pour cesser de financer les industries destructrices et investir dans la restauration écologique. | Les rendements financiers à court terme des projets durables restent souvent jugés moins attractifs par les marchés. |
| La jeunesse | Maintenir la pression citoyenne sur les décideurs, innover via l’entrepreneuriat vert et exiger une justice climatique et environnementale intergénérationnelle. | Un sentiment d’éco-anxiété croissant face à la lenteur des négociations et un manque de financements pour les projets portés par les jeunes. |
Ce qui va se jouer à Erevan fin octobre 2026
La COP17 en Arménie doit formuler les premières réponses concrètes à cet appel du WWF à travers plusieurs jalons attendus :
- La matérialisation des “Crédits Biodiversité” : Définir des règles internationales strictes pour encadrer ce marché afin que les entreprises financent réellement la nature sans s’acheter un “droit à détruire”.
- L’évaluation des plans nationaux (SPANB) : Vérifier si les États ont inclus les entreprises privées et les initiatives de la jeunesse dans leurs feuilles de route nationales (à l’image des efforts du Sénégal avec son plan 2026-2030).
- L’intégration des mouvements de jeunesse : Donner une voix plus institutionnelle aux coalitions de jeunes professionnels et d’activistes dans les cercles de décision financière.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
