UCAD : les étudiants en grève de mobilisation pour réclamer leur bourse, (5) policiers blessés, dont quatre (4) du GMI et un (1 )officier, plusieurs étudiants touchés dont un (1 )responsable du Collectif des amicales avec un bras fracturé

DAKAR, 02 DECEMBRE 2025(JVFE)Ce qui n’était au départ qu’une grève pour réclamer le paiement des bourses s’est désormais mué en une contestation d’envergure nationale : Saint-Louis, Kaolack, et d’autres campus entrent à leur tour en rébellion, étendant la crise bien au-delà du périmètre dakarois.

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a été le théâtre de violents affrontements entre étudiants et forces de l’ordre ce mardi 2 décembre.

Le campus en zone de tension extrême.

Plusieurs blessés ont été signalés parmi les manifestants et les forces de l’ordre, avec des cas d’asphyxie due aux gaz et des blessures par projectiles.

 5 policiers blessés, un responsable du Collectif,un étudiant de la Faculté des Lettres ,victime d’une fracture fracturé.

Des affrontements avec la police qui durent maintenant presque toute la journée. Si le maintien de l’ordre assuré par les forces de sécurité est à saluer, il y a lieu de s’inquiéter des grenades lacrymogènes utilisées dans cette mission.

Les affrontements ont commencé dans la matinée.de six (6 ) à  sept ( 7) heures du matin par un regroupement, devant le Pavillon B où les étudiants grévistes ont constitué trois groupes stratégiques :
•  l’un destiné à faire sortir les étudiants des restaurants,
•  un autre chargé de déloger ceux présents dans les amphithéâtres,
•  un troisième garantissant la liaison et la progression vers d’autres zones du campus.
 
À 8 heures, la Corniche-Ouest a été prise d’assaut, déclenchant une série d’échauffourées qui ont rapidement dégénéré en affrontements quasi ininterrompus. Les policiers, débordés par l’ampleur de la mobilisation, ont dû recourir à des moyens rarement observés dans l’enceinte universitaire.

Pour rappel, l’UCAD compte entre 80 000 et 100 000 étudiants, selon les statistiques. Si l’on y ajoute les 3 000 enseignants (1500 permanents, 1500 vacataires) et les 1500 agents du personnel administratif, plus les visiteurs, on est au moins à 100 000 personnes.

La tension est montée d’un cran lorsque, pour la première fois depuis plusieurs mois, la police a franchi les portes du campus, pénétrant à l’intérieur de l’Université, un espace traditionnellement protégé par les « franchises universitaires » et peuplé .

Vers midi, le mouvement a connu une nouvelle escalade :
•  des groupes d’étudiants ont envahi les restaurants sans payer les tickets,
•  un autre groupe a tenté de tenir la ligne au niveau du Canal 4, avant d’être dispersé par l’arrivée massive des forces de l’ordre.
 
Le quadrillage policier, presque militaire, a finalement permis de reprendre le contrôle des zones sensibles.

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