Le vendredi 1er août est la Fête nationale en Suisse

Dakar,1er aout 2025 (JVFE)-La fête nationale suisse, célébrée chaque année le 1er août, commémore la fondation de la Confédération suisse. Cette date est associée au Pacte fédéral de 1291, un accord entre les cantons primitifs d’Uri, de Schwytz et d’Unterwald, qui est considéré comme l’acte fondateur de la Confédération. 

Le 1er août ou 1er aout est le 213e jour de l’année du calendrier grégorien, 214e lorsqu’elle est bissextile, il en reste ensuite 152. Son équivalent était généralement le 14 thermidor du calendrier républicain / révolutionnaire français, officiellement dénommé jour du basilic (la plante).

  • Le Pacte fédéral de 1291:

Ce pacte, conclu entre les cantons d’Uri, de Schwytz et d’Unterwald, est considéré comme l’acte fondateur de la Confédération suisse, bien que des célébrations plus anciennes aient aussi été basées sur la légende du Serment du Grütli. 

  • Les célébrations:

Le 1er août est un jour férié officiel en Suisse, marqué par des feux d’artifice, des discours, des fêtes locales et des rassemblements dans tout le pays. 

En résumé, la Fête nationale suisse est l’occasion de célébrer l’histoire et l’unité du pays, en se référant à l’acte fondateur de 1291. 

1291–1991 – 700 ans de Confédération – une raison de célébrer. C’est ce que se dit la Suisse à la fin des années 1980. Nommé «CH91», un gigantesque projet de célébration doit se dérouler en même temps qu’une exposition nationale autour du lac des Quatre-Cantons. L’idée, soumise à des votations, est sèchement refusée dans les urnes de Suisse centrale. Le nouveau concept, plus décentralisé, baptisé «Rencontres 1991» et placé sous la haute direction du Délégué du Conseil fédéral, Marco Solari, s’éloigne du gigantisme de la première proposition et fait la part belle à la dimension cosmopolite de la Suisse (dodis.ch/59889). Outre la «Fête de la Confédération» et la «Fête des quatre cultures», une troisième fête, dite «Fête de la solidarité», doit ainsi signifier que «la Suisse se considère comme faisant partie de la communauté des nations et qu’elle veut aussi contribuer à façonner cette communauté mondiale» (dodis.ch/57786).  

Journée des relations internationales  

La «Journée des relations internationales» qui se tient le 14 juin 1991 marque le démarrage de la dimension internationale du triptyque des célébrations (dodis.ch/C1922). Sur le domaine du Lohn, le Conseil fédéral reçoit des hôtes illustres pour des entretiens politiques: le Secrétaire général de l’ONU Javier Pérez de Cuéllar, la Secrétaire générale du Conseil de l’Europe Catherine Lalumière, le Secrétaire général de l’AELE Georg Reisch ainsi que les ministres des affaires étrangères des États voisins (dodis.ch/57698). D’autres invités suisses et étrangers les rejoignent pour la cérémonie qui suit au Palais fédéral. Parmi les orateurs, le Secrétaire général de l’ONU est l’un des plus élogieux en soulignant les trois «miracles» de la Suisse: le pays est uni même s’il est divers, il tient à son indépendance tout en s’ouvrant au monde et, enfin, il est pauvre en ressources naturelles et pourtant riche (dodis.ch/59057).  

Le monde aux Grisons  

Aux Grisons, principal canton hôte de la Fête de la solidarité, l’été est moins officiel, mais d’autant plus coloré. Cette fête internationale, consacrée aux pays non européens, propose de nombreux cours, concerts, projets d’échange et ateliers ainsi qu’une grande fête populaire à Coire. Cette dernière permet à des personnes venues des quatre coins du monde de se rencontrer. Si elle est un grand succès, le symposium «À qui appartient le monde?» consacré au dialogue Nord-Sud n’est quant à lui guère une réussite (dodis.ch/59059). L’invité d’honneur initialement prévu, le zimbabwéen Robert Mugabe, décline l’invitation en raison d’autres engagements (dodis.ch/57946).

«Signe de loyauté envers l’Europe»  

En dernière analyse, les «Rencontres européennes» en Engadine répondent à la volonté du Conseil fédéral de mettre un accent particulier sur les relations entre la Suisse et l’Europe, alors que les négociations avec la CE sur l’EEE sont dans une phase décisive (dodis.ch/57786). Elles offrent également l’occasion d’une contribution à la nouvelle Europe qui se construit en dépassant les frontières nationales (dodis.ch/57787). La jeune génération devrait dans ce contexte être une interlocutrice privilégiée: dans le cadre de la semaine de rencontre «Spiert Aviert» («esprit ouvert» en romanche), des jeunes de tout le continent échangent leurs points de vue sur l’avenir de l’Europe – des réflexions qui trouveront un écho lors de la cérémonie officielle de fin de semaine.

La Journée de l’Europe, le 7 septembre, à Sils-Maria (dodis.ch/C1921), est devenue l’événement-phare des célébrations du 700e anniversaire, qu’il faut interpréter comme un «signe de loyauté de la Suisse» à l’égard de l’Europe, selon une déclaration reprise dans le rapport final destiné au Conseil fédéral (dodis.ch/59883). Trois personnalités de renom – Elisabeth Guigou, Mario Monti et Friedrich von Weizäcker – ont exposé leurs vues quant à l’avenir de l’Europe, alors que le Président Flavio Cotti prononce un discours visionnaire qui révèle combien il est un Européen convaincu (dodis.ch/57668). La présence de Bronislavas Kuzmickas, Vice-Président du parlement lituanien, illustre pour sa part les liens nouveaux avec l’Europe de l’Est. La Journée de l’Europe connaît en définitive un franc succès, entaché seulement par les «bouchons pour accéder à la tente» provoqués par la présence de nombreux membres de la noblesse européenne (dodis.ch/57683).  

Dépasser les clichés  

Outre ces festivités, les nombreux autres événements organisés par les ambassades suisses et les associations suisses à l’étranger pour célébrer le 700e anniversaire attirent également l’attention à l’extérieur du pays (dodis.ch/55757). La «campagne d’information probablement la plus vaste jamais organisée par la Suisse à l’étranger» assure une forme de retentissement international. La publication de communiqués de presse, de logos et de photos, l’organisation de conférences de presse et les invitations sont autant de moyens de «promouvoir une image de la Suisse globale et tournée vers l’avenir auprès d’un large public dans le monde entier» (dodis.ch/58068). Le but est de briser les stéréotypes et de présenter la Suisse sous un jour dynamique, ouvert et auto-critique – une prétention qui n’a guère pu être systématiquement satisfaite. À ce titre, l’ambassadeur suisse au Nigéria se plaint des informations par trop sélectives, critiques et biaisées sur l’aide suisse au développement (dodis.ch/58044).

«Le désendettement: une question de survie»  

La pétition «Le désendettement: une question de survie» lancée par les œuvres d’entraide propulse la coopération technique au cœur de l’année anniversaire, qui fournit du même coup «une occasion propice pour un nouvel acte de solidarité envers les membres démunis de la communauté internationale» (dodis.ch/56084). Un crédit-cadre, dont le montant de 700 millions de francs suisses participe à la symbolique de l’année, est accordé pour financer, d’une part, des mesures d’allègement de la dette en faveur des pays en développement les plus pauvres et, d’autre part, des programmes et projets environnementaux d’importance mondiale.

Parallèlement, d’innombrables autres manifestations, expositions, projets, fêtes et célébrations dans l’esprit du 700e anniversaire jalonnent l’année 1991: ainsi, des jeunes du monde entier dansent à l’invitation du canton de Zurich lors de la World Youth Party (dodis.ch/57568), tandis que la «cinquième Suisse» inaugure la Place des Suisses de l’étranger à Brunnen et qu’au parlement fédéral des jeunes discutent de la politique étrangère suisse lors de la première session des jeunes (dodis.ch/58000).

Un anniversaire bien pensé  

En fin d’année 1991, le Bureau du Délégué du Conseil fédéral tire un bilan positif de cette année anniversaire: «À tous les niveaux, les célébrations du 700e ont largement contribué à abattre les fronts et à réduire les antagonismes» (dodis.ch/59883). Pour autant, elles n’ont pas pu effacer les difficultés initiales du projet, le choc qui traverse l’opinion publique depuis la révélation de l’affaire des fiches en 1989, l’indignation face à l’appel – jugé hypocrite – à la participation créative des artistes suisses et le boycott des milieux culturels qui en a résulté. Le groupe de projet de la fête internationale subit également une vague de critiques, mais s’en tient à ce qui est prévu: une fête qui ne sert pas à des moments de liesse, mais qui est «une façon de nourrir la réflexion sur le rôle de la Suisse dans le monde» (dodis.ch/59063).

Les ambassades et ressortissants suisses en Afrique célèbrent différemment le 1er Août, leur Fête nationale. Chaque Ambassade décide de la manière dont elle fête l’évènement, le 1er Août.

Cette date marque l’alliance des trois cantons primitifs (Uri, Schwytz et Unterwald) qui ont uni leurs forces pour se protéger des Habsbourg. 

En Suisse, le 1er août est un jour férié officiel, marqué par des festivités à travers le pays, notamment des discours, des feux de joie et des feux d’artifice. La célébration inclut aussi des défilés aux flambeaux, des pique-niques et des concerts. 

Au Sénégal, la fête nationale suisse est également célébrée, comme en témoigne l’ambassade de Suisse à Dakar qui organise des événements pour commémorer cette journée, illustrant la collaboration bilatérale et le métissage culturel. 

Chaque année, le 1er août est la Fête nationale suisse, qui commémore la naissance de la Confédération durant l’été 1291, suite aux pressions exercées par les Habsbourg sur les Cantons. Plus de sept siècles plus tard, cet événement continue d’être célébré par des commémorations officielles et diverses manifestations disséminées dans tout le Pays.

Cette année, nous résumerons et rapporterons quelques-unes des propositions de réflexion et de divertissement prévues entre Genève (Canton de Genève) et Lausanne(Canton de Vaud), en nous réservant le droit de traiter d’autres lieux différents dans les années à venir.

Les origines d’une journée symbolique

La Fête nationale trouve ses racines dans le mythe fondateur de la Suisse, lié au pacte d’alliance signé en 1291 par les « Cantons primitifs » (Uri, Schwyz et Unterwald) pour résister aux Habsbourg. Ce premier accord confédéral, conçu pour garantir l’autonomie et la sécurité mutuelle, est considéré comme le noyau originel à partir duquel la véritable Confédération suisse se développera au cours des siècles suivants.

Cependant, l’anniversaire du 1er août a été institutionnalisé bien plus tard, ne devenant une fête nationale qu’en 1891 et un jour férié à part entière en 1994. Parallèlement, il existe une autre tradition curieusement partagée, le Jeûne fédéral, une journée interconfessionnelle de prière et de réflexion qui a lieu tous les troisièmes dimanches de septembre.

La Fête nationale suisse à Genève

Vendredi, de nombreux Suisses et Suissesses arboreront la croix blanche sur fond rouge, sortiront leurs lampions et se réuniront autour d’un feu pour célébrer la Fête nationale. Mais d’un point de vue historique, les fêtes nationales sont un concept relativement récent. Le 1er Août nous offre ainsi l’occasion de nous interroger: que célèbrent les autres pays, et pourquoi?

Le 1er Août, date de la Fête nationale suisse, a été choisi en 1891 pour commémorer le pacte d’alliance conclu 600 ans plus tôt entre les cantons d’Uri, Schwyz et Unterwald. Un acte alors voulu comme fondateur de la Confédération, même si ce choix continue aujourd’hui de susciter le débat parmi les historiens.

La ville de Genève a choisi de lier les célébrations de la Fête nationale suisse du 1er août au message de l’engagement international, avec le Comité international de la Croix-Rouge comme invité d’honneur. Les manifestations prévues auront pour cadre le Parc La Grange, qui accueillera, de 15 heures à tard dans la soirée, un programme continu de musique, de spectacles et d’activités participatives.

Ainsi, concerts folkloriques et sets électroniques, démonstrations de cor des Alpes et ateliers artistiques alterneront, tandis que les espaces interactifs seront animés par des associations et des réalités socialement engagées. Après le discours des autorités et le concert du Cercle choral de Genève, il y aura un cortège aux lampions et le traditionnel feu de joie, ainsi qu’un DJ set en plein air à la fin.

La Fête nationale suisse à Lausanne

Lausanne se prépare également à la Fête nationale suisse avec une série d’événements étalés dans le temps et soigneusement répartis sur le week-end jusqu’au dimanche 3 août.

L’après-midi du vendredi 1er août, la commémoration officielle et les animations musicales débuteront, suivies en soirée par le discours du maire Grégoire Junod. La célébration sera clôturée par le traditionnel feu d’artifice tiré sur les rives du lac à Ouvhy, comme à l’accoutumée à 21h45.

Les jours suivants seront consacrés à la rencontre des cultures: le samedi 2 août proposera des concerts et des moments familiaux, tandis que le dimanche 3, le programme fera la part belle aux musiques des communautés étrangères.

Contrairement à de nombreux pays pour lesquels la Fête nationale est l’anniversaire de leur indépendance, en Suisse, la Fête du 1er Aout commémore la conclusion du traité d’alliance de 1291, par trois cantons : Uri, Schwyz et Unterwald, en Suisse centrale. Ce traité est considéré comme le socle de la Confédération.

Au DFAE (Département fédéral des Affaires étrangères) à Berne, il n’y a de « vue d’ensemble » des festivités qui seront organisées dans les représentations. Mais certaines d’entre elles ont annoncé des activités.

Au Cameroun, la fête nationale a déjà été célébrée à deux reprises. La première, le 19 juillet dernier, avec des représentants officiels du Cameroun et de la communauté internationale sur place. La deuxième, le 22 juillet, qui a réuni la communauté suisse dans le pays. Les deux événements ont rassemblé près de 100 personnes et un artiste suisse, le tessinois Sebastiano Paù-Less plus connu sous le nom de Sebalter, y a offert une représentation musicale.

A Madagascar, la Fête nationale sera célébrée le vendredi 27 juillet. Le gouvernement y était représenté par le Premier ministre, M. Mahafaly Olivier. Elle fût l’occasion de rappeler la coopération entre les deux pays.

Au Sénégal, un événement est prévu au début de l’automne pour célébrer à la fois la Fête nationale et inaugurer les locaux de la nouvelle Ambassade. En attendant, la communauté suisse de Dakar se retrouvera, samedi 4 Août, lors d’une soirée.

Le Président de la République mauritanienne adresse un message de félicitation à la Présidente de la Confédération suisse

‘’Excellence,

”La célébration de la fête nationale de votre pays m’offre l’agréable occasion de Vous adresser mes chaleureuses félicitations et de souhaiter au peuple suisse ami davantage de progrès et prospérité.

Je saisis cette occasion pour vous assurer de notre ferme volonté d’œuvrer au développement des relations d’amitié et de coopération unissant nos deux pays au service des intérêts de nos deux peuples amis.

Je Vous prie d’agréer, Excellence, l’expression de ma très haute considération.

Mohamed OULD CHEIKH EL GHAZOUANI’’

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