Conflit au Proche-Orient, jour 605 : le Hamas prêt à négocier, Israël dénonce les médias

Le Hamas a déclaré, dimanche soir, qu’il était prêt à entamer immédiatement un nouveau cycle de négociations indirectes avec Israël pour résoudre les points litigieux en suspens, dans le but de mettre fin à la crise humanitaire à Gaza et de parvenir à un cessez-le-feu permanent.

Cette annonce fait suite à la réponse du mouvement de résistance palestinien à la proposition de cessez-le-feu à Gaza présentée par l’envoyé américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff. Ce dernier et le gouvernement israélien ont par la suite rejeté catégoriquement cette réponse.

« Nous saluons les efforts continus du Qatar et de l’Égypte pour mettre fin à la guerre menée par l’occupation sioniste contre notre peuple dans la Bande de Gaza », a déclaré le Hamas dans un communiqué.

Le mouvement palestinien a affirmé sa volonté « d’entamer immédiatement des négociations indirectes pour parvenir à un accord sur les points litigieux, de manière à soulager notre peuple, à mettre fin à la catastrophe humanitaire et à aboutir à un cessez-le-feu permanent et au retrait complet des forces d’occupation (israéliennes) ».

Plus tôt dans la journée de dimanche, l’Égypte et le Qatar ont déclaré qu’ils espéraient un accord rapide sur une trêve temporaire de 60 jours entre Israël et le Hamas, qui ouvrirait la voie à un cessez-le-feu durable à Gaza, selon une déclaration commune.

« Le Qatar et l’Égypte, en coordination avec les États-Unis d’Amérique, affirment leur intention d’intensifier leurs efforts pour surmonter les obstacles aux négociations », indique la déclaration.

Ils ont également exhorté toutes les parties « à faire preuve de responsabilité et à soutenir les efforts des médiateurs visant à résoudre la crise dans la Bande de Gaza en rétablissant la stabilité et le calme dans la région ».

Samedi soir, Witkoff a critiqué la dernière réponse du Hamas à sa proposition de cessez-le-feu, la qualifiant de « totalement inacceptable. »

Il a souligné : « C’est la seule façon de conclure un accord de cessez-le-feu de 60 jours dans les prochains jours, dans lequel la moitié des otages vivants et de ceux décédés rentreront chez eux et dans lequel nous pourrons avoir, lors de pourparlers indirects, des négociations de fond de bonne foi pour essayer de parvenir à un cessez-le-feu permanent ».

Le même jour, le Hamas a confirmé qu’il avait soumis sa réponse officielle aux médiateurs concernant la proposition de Witkoff. Bien qu’il n’en ait pas révélé le contenu, le mouvement a indiqué que sa position répondait à trois objectifs : un cessez-le-feu permanent, le retrait total d’Israël de la Bande de Gaza et l’accès sans restriction de l’aide humanitaire à l’enclave.

Le Hamas a déclaré à plusieurs reprises qu’il était prêt à libérer tous les captifs israéliens dans le cadre d’un échange, à condition que la guerre prenne fin, que les forces israéliennes se retirent totalement de la Bande de Gaza et que les prisonniers palestiniens soient libérés.

Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, continue de réclamer des accords partiels et a posé de nouvelles conditions, notamment le désarmement des factions de la résistance palestinienne.

Les critiques de l’opposition israélienne l’accusent de prolonger la guerre et de pousser à la réoccupation de la Bande de Gaza pour servir ses intérêts politiques et se maintenir au pouvoir.

Au mépris des appels internationaux à un cessez-le-feu, Israël poursuit sa guerre génocidaire contre la Bande de Gaza depuis octobre 2023, tuant plus de 54 400 Palestiniens, dont une majorité de femmes et d’enfants. Les organisations humanitaires mettent désormais en garde contre le risque de famine au sein de la population de l’enclave.

En novembre dernier, la Cour pénale internationale (CPI) a délivré des mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu et de son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans la Bande de Gaza.

Israël est également poursuivi pour « crime de génocide » devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour les crimes de guerre commis contre les civils dans l’enclave palestinienne assiégée.

Le ministre israélien des affaires étrangères a dénoncé lundi 2 juin comme un acte antisémite favorisé « par les médias » l’attaque aux États-Unis contre une manifestation pour la libération des otages Le Hamas s’est dit prêt à entamer « immédiatement » un nouveau round de négociations en vue d’une trêve à Gaza.

Le ministre israélien des affaires étrangères a dénoncé lundi 2 juin comme un acte antisémite favorisé « par les médias » l’attaque contre une manifestation pour la libération des otages israéliens à Gaza ayant fait plusieurs blessés dimanche dans l’État du Colorado (ouest des États-Unis).

 « Choqué par ce terrible attentat terroriste antisémite visant des Juifs à Boulder, Colorado », écrit Gideon Saar sur son compte X. « C’est de l’antisémitisme à l’état pur, alimenté par les accusations de meurtres rituels [contre les Juifs] propagées dans les médias », écrit-il.

Le Hamas s’est dit prêt dimanche à entamer « immédiatement » un nouveau round de négociations en vue d’une trêve à Gaza, où l’espoir d’un cessez-le-feu se heurte toujours à l’absence d’accord entre Israël et le mouvement islamiste palestinien sur une proposition américaine.

« Le mouvement est prêt à entamer immédiatement un cycle de négociations indirectes afin de parvenir à un accord sur les points de discorde », a déclaré le Hamas dans un communiqué, après que les médiateurs qatari et égyptien ont annoncé intensifier leurs efforts en faveur d’une trêve dans la bande de Gaza ravagée par la guerre.

La défense civile de Gaza a indiqué que des tirs israéliens avaient visé dimanche matin même des personnes qui se dirigeaient vers un centre d’aide alimentaire dans le gouvernorat de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, faisant au moins 31 morts et plus de 176 blessés.

L’armée israélienne a nié avoir tiré sur des civils tandis qu’un porte-parole de la GHF a démenti des informations « fausses et fabriquées de toutes pièces ».

Réagissant à ces informations, Philippe Lazzarini, chef de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), interdite en Israël depuis le début de l’année, a déploré que la distribution d’aide humanitaire à Gaza soit devenue un « piège mortel ».

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