Dakar,27 juillet 2025 (JVFE)-Abdourahamane Tiani est né en 1964. Après des études primaires et secondaires à Filingué et Niamey et l’obtention du Baccalauréat série D, il entre dans l’armée en 1984. Il fait ensuite l’École d’application de l’infanterie de Thiès (Sénégal). Il suit également plusieurs formations en France et aux États-Unis.
Son parcours militaire commence par une formation d’officier à l’École Nationale des Officiers d’Active de Thiès au Sénégal. Il poursuit sa formation militaire à l’école d’Application d’Infanterie de Montpellier en France, ainsi qu’un Brevet National de Secourisme toujours à Montpellier. Il se perfectionne ensuite en tant que Capitaine à l’École Royale de l’Infanterie de Benguerir au Royaume du Maroc et suit un Cours d’Etat-Major à l’École d’Etat-Major de Koulikoro au Mali.
Il reçoit également une formation sur la Sécurité Internationale (contre le terrorisme) au College of International Security Affairs à Fort McNair, Washington DC, aux États-Unis.
Le Général de Brigade Abdourahamane Tiani à la tête du CNSP
Au fil des années, le Général de Brigade TIANI Abdourahamane a gravi les échelons militaires, passant par différents grades, dont Soldat de 2e Classe, Caporal, Sergent, Sous-Lieutenant, Lieutenant, Capitaine, Commandant, Lieutenant-Colonel, et Colonel. Depuis le 11 janvier 2018, il détient le grade de Général de Brigade.
Tout au long de sa carrière, il a occupé diverses fonctions et postes de responsabilité. Il a été moniteur au CI/Tondibiah, puis Instructeur au même centre. Il a également été Instructeur au Centre d’Instruction d’Agadez et a occupé différents postes de commandement dans des compagnies sahariennes motorisées et des bataillons interarmes à travers le Niger. Il a servi sur différents théâtres d’opérations comme Commandant de Bataillon dans le cadre des missions de maintien de la paix et d’opérations extérieures en Côte d’Ivoire et en République Démocratique du Congo. Il a également été Officier de Liaison au Darfour. Le 28 juillet 2023, le Général de Brigade TIANI Abdourahamane est devenu le Président du Conseil National pour la sauvegarde de la Patrie CNSP et chef de l’État du Niger.
Le Général de Brigade Abdourahamane Tiani appelle ses compatriotes à plus d’engagement et de sacrifice
« Cela fait déjà deux ans que nous sommes résolument engagés, tous ensemble, avec résilience et foi dans l’avenir, sur le chemin de la souveraineté pleine et entière de notre pays et pour le bonheur de tous », a déclaré le président nigérien de la Transition Abdourahmane Tiani dans un discours prononcé vendredi soir à l’occasion de la célébration du deuxième anniversaire du coup d’Etat conduit le 26 juillet 2023.
Tiani a ainsi rappelé que le 26 juillet 2023, le Niger avait le choix de prendre son destin en main ou de continuer avec la politique « qui a consisté à soumettre notre pays à la volonté de la France, à faire du Niger une base militaire pour projeter des forces étrangères et à abandonner l’exploitation de nos richesses à quelques puissances étrangères qui entretenaient des liens de corruption et de parrainage avec certains de nos compatriotes ».
Affirmant que depuis le 26 juillet 2023 « le système néocolonial de mise sous tutelle du Niger que nous avons renversé n’a cessé de se déchaîner contre notre pays et son peuple », le président Abdourahamane Tiani a appelé ses compatriotes à plus d’engagement et de sacrifice.
Il n’a toutefois fait aucune référence au sort du président déchu Mohamed Bazoum qui est toujours détenu au sein du palais présidentiel en compagnie de son épouse Hadiza Mohamed Bazoum.
Le mercredi 26 juillet 2023, une partie de l’armée nigérienne avait annoncé la prise du pouvoir et la mise en place du « Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) » devant diriger le pouvoir sous la conduite du général Tiani alors commandant de la garde présidentielle.
Entre autres raisons, les militaires avaient évoqué la persistante des attaques terroristes et « le placement du pays sous tutelle des bases étrangères ». Le coup d’Etat avait été fortement condamné par la communauté internationale, dont la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), la principale organisation sous-régionale, qui avait même envisagé une intervention militaire, ouvertement soutenue par la France, afin de libérer et réinstaller le président renversé.

