Banque Mondiale:le taux d’activité des femmes stagne autour de 53 % depuis 1990

DAKAR,08 MARS 2026(JVFE)--À l’occasion de la Journée internationale des femmes, aujourd’hui, cet article  met à l’honneur des femmes qui transforment l’économie locale à travers le continent : en se formant, en entreprenant, en travaillant et en créant, à leur tour, des emplois.

La Journée internationale des droits des femmes est célébrée chaque année le 8 mars. En 2026, le thème mis en avant par les Nations Unies est : « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles »

« L’origine de cette journée remonte au 8 mars 1857, où à New York, pour la première fois, des femmes travailleuses, des ouvrières de l’habillement manifestèrent pour leurs revendications », raconte ainsi le 26 février 1955 le journal France Nouvelle, cité par l’historienne Françoise Picq .

Le « 8 mars » est ainsi devenu cette journée de reconnaissance dans de nombreux pays. est de mettre fin à l’inégalité de genre et de promouvoir les droits des filles à travers le monde.

Quels sont les 5 droits des femmes ?

Ces droits comprennent le droit de vivre libre de toute violence et discrimination, le droit au meilleur état de santé physique et mentale susceptible d’être atteint, le droit à l’éducation, le droit à la propriété, le droit de voter et le droit à un salaire égal.

Selon la Banque Mondiale, le taux d’activité mondial des femmes stagne autour de 53%  depuis 1990, loin des  80% observés chez les hommes.

Les grands projets d’avenir d’Innayatou, première fille de sa famille à aller à l’école

Au Niger, seule une fille sur dix achevait ses études secondaires en 2019. Dans les familles les plus précaires, elles doivent abandonner l’école par manque de moyens et pour s’occuper de leurs enfants, étant souvent mariées et mamans très jeunes. Grâce au projet pour l’autonomisation des filles et le dividende démographique au Sahel, la situation est en train de changer pour plusieurs d’entre elles, notamment pour Innayatou.

Cette disparité persistante entrave la croissance économique, alors que l’égalité des genres pourrait augmenter le PIB par habitant de 20%.

  • Obstacles à l’emploi : Malgré une présence active, les femmes font face à des pénuries d’emplois, sont surreprésentées dans des secteurs informels, vulnérables, mal rémunérés, et ont un accès limité à la protection sociale.
  • Impact économique : La Banque Mondiale souligne que la sous-utilisation du potentiel féminin freine la croissance mondiale, indiquant qu’une meilleure égalité pourrait booster le PIB. 

Des initiatives sont en cours, notamment au Nigeria, au Togo, au Mozambique et à Madagascar, pour soutenir l’autonomisation des femmes à travers l’éducation, l’agriculture et le financement. 
Partout dans le monde, les femmes travaillent moins que les hommes. Non par choix, mais par contrainte. Depuis plus de trente ans, leur taux de participation au marché du travail stagne à 53 %, contre 80 % pour les hommes. Les responsabilités familiales, l’exclusion financière et numérique, et un manque d’accès au crédit estimé à 1 900 milliards de dollars les empêchent de travailler et d’entreprendre.

C’est sur ces blocages structurels que la Banque Mondiale concentre ses efforts. objectif ? Que d’ici 2030, 250 millions de femmes supplémentaires bénéficient d’une protection sociale, 300 millions soient connectées à l’Internet au haut débit et 80 millions puissent obtenir un capital de départ pour lancer leur entreprise. 

Des objectifs déjà en cours de réalisation, notamment en Afrique où se joue une part décisive de notre action.

Trois femmes exceptionnelles de l’agribusiness africain : un paradoxe ! Alors qu’elles ont un rôle central dans l’agriculture, les femmes restent économiquement marginalisées. Les parcours de Djénabou, en Guinée, de Fahima à Djibouti et de Safiétou en Mauritanie, montrent qu’en débloquant trois verrous, droit foncier, crédit et marchés, les femmes peuvent non seulement se lancer avec succès dans l’agroalimentaire mais aussi créer des emplois et renforcer la cohésion sociale.

Le taux d’activité des femmes au Sénégal stagne, voire régresse (tendance régressive de -0.008% signalée), se situant autour de 42.5% à 50% selon les périodes.

Les femmes font face à un chômage plus élevé (jusqu’à 37.3% au T2 2021) et consacrent 2,5 fois plus de temps aux tâches non rémunérées que les hommes.

À l’ISEP-Thiès, 9 jeunes sur 10 trouvent un emploi, 15 % créent leur entreprise, et un diplômé sur deux est une femme Technicienne du son à la Radiodiffusion télévision sénégalaise et enseignante, Nicole a trouvé sa voie grâce à une formation professionnelle en alternance suivie dans le premier institut supérieur d’enseignement professionnel du Sénégal, qui a ouvert ses portes en 2019. Conçus avec les entreprises, dans des secteurs porteurs comme l’énergie, l’agriculture ou le multimédia, ces cursus répondent au décalage entre formation et marché du travail.

Les barrières structurelles, telles que le faible niveau d’instruction (57% des femmes sans instruction) et la charge des travaux domestiques, contribuent à cette stagnation.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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