Sénégal: un dossier des 125 milliards de FCFA est devenu explosif

Dakar, 20 décembre 2025 (JVFE)-Auditionnés au fond devant le Collège des juges d’instruction, Tahirou Sarr, homme d’affaires et patron de Sofico SA, et Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, ce mercredi 17 décembre 2025,”Ont opposé une défense ferme” signifie que des personnes (comme Tahirou Sarr et Farba Ngom dans l’actualité sénégalaise) ont vigoureusement contesté des accusations (de détournement, blanchiment, etc.) devant la justice, en déniant toute infraction et en présentant leurs transactions comme légales et transparentes, point par point, face aux magistrats. 

  • Signification : Ils ont résisté avec force aux allégations, refusant d’admettre leur culpabilité.
  • Tactique : Leur défense était “coordonnée et méthodique”, contestant chaque accusation avec des arguments solides (ici, des transactions immobilières régulières).
  • Contexte : Souvent utilisé dans les affaires judiciaires ou les conflits où les accusés se battent bec et ongles pour prouver leur innocence. 

Déjà entendu au fond en début de semaine, Farba Ngom a de nouveau comparu, transporté dans les mêmes conditions médicalisées. Entre 15 heures et 17 heures, il a maintenu une ligne de défense constante : les flux financiers évoqués ne seraient que le produit de transactions immobilières régulières, sans manœuvre suspecte ni illégalité.

Face aux juges, Tahirou Sarr n’a pas varié. Auditionné durant plusieurs heures, il a fondé sa défense sur la traçabilité des flux financiers et la régularité des procédures. Les sommes versées à Farba Ngom – via les SCP Tidiania et Doworou – l’auraient été par chèques et virements parfaitement identifiables, pour un total dépassant les 11 milliards de FCFA, exclusivement dans le cadre d’achats de titres fonciers.

« Si je voulais verser des rétro-commissions, je ne l’aurais certainement pas fait par des chèques et des virements traçables. Je n’ai jamais donné de rétro-commissions de ma vie », a-t-il affirmé devant le magistrat instructeur. Il a également rejeté toute accusation de trafic d’influence, soutenant n’avoir jamais eu besoin d’un intermédiaire pour se faire payer par l’État.

Pour la défense, tout repose sur des opérations foncières documentées, dont les preuves auraient été versées au dossier. « Il n’y a eu ni détournement de deniers publics, ni la moindre infraction. Absolument rien du tout », a martelé Me Cissé, rejoint par l’ensemble des conseils de Farba Ngom.

Me Baboucar Cissé s’est voulu catégorique : « L’audition de Tahirou Sarr a éclairé de manière indiscutable la lanterne du juge d’instruction. Il a lavé à grande eau Farba Ngom. » »

Les avocats de Farba Ngom ont annoncé le dépôt, ce jour, d’une nouvelle demande de mise en liberté provisoire.

La Rédaction © JVFE

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