DAKAR, 17 février 2026(JVFE)-Au Sénégal, le député-maire Farba Ngom a été transporté en ambulance lundi 15 décembre au pool judiciaire financier (PJF) de Dakar, où il était attendu par les juges. Proche de l’ancien président Macky Sall, il est en détention provisoire depuis le 27 février, malgré un état de santé jugé préoccupant par plusieurs rapports d’experts. Soupçonné d’infractions financières à la suite de la publication d’un rapport de la CENTIF, la cellule nationale de traitement des informations financières, Farba Ngom a été entendu pour la première fois sur le fond du dossier.
L’affaire Farba Ngom connaît des rebondissements majeurs en février 2026, oscillant entre des décisions de remise en liberté et de nouvelles poursuites.
Situation carcérale et liberté provisoire
Bien que placé sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025, sa situation a évolué récemment :
- Liberté provisoire confirmée : Le 12 février 2026, la Chambre d’accusation a confirmé l’octroi d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire pour le député.
- État de santé : Ses avocats avaient alerté sur une incompatibilité entre son état de santé et son maintien en détention au Pavillon spécial.
Nouvelles poursuites et immunité parlementaire
Malgré cette décision de mise en liberté, Farba Ngom fait face à de nouvelles complications judiciaires :
- Levée de l’immunité : Le 16 février 2026, l’Assemblée nationale a voté la levée de son immunité parlementaire. Cette mesure est liée à une nouvelle affaire concernant l’usage de téléphones portables et des communications non autorisées depuis sa cellule.
- Accusations de blanchiment : Au-delà de l’incident des téléphones, il reste poursuivi dans une enquête pour blanchiment de capitaux portant sur environ 125 milliards de francs CFA, initiée suite à un rapport de la CENTIF.
- Détails du dossier : La Garde des Sceaux, Yassine Fall, a évoqué des faits de corruption et la découverte d’objets prohibés en milieu carcéral.
Réaction de la défense
Le collectif des avocats de Farba Ngom dénonce un « acharnement » et une procédure jugée inéquitable. Ils ont d’ailleurs annoncé le dépôt d’une plainte contre la ministre de la Justice pour « violations graves » et « détention arbitraire »
A l’Assemblée nationale, le député Farba Ngom a marqué, incroyable mais vrai, les esprits en brandissant le saint Coran lors de sa prise de parole sur la levée de son immunité parlementaire.
En exhibant le livre sacré de l’islam, le parlementaire a voulu donner un poids particulier à ses déclarations, invoquant ainsi la dimension religieuse pour attester de sa bonne foi.
Ce geste, empreint de solennité, visait à conférer une autorité morale à son intervention devant ses collègues députés.
Farba Ngom n’a pas mâché ses mots face à l’hémicycle. Le député a livré ce qu’il présente comme « sa vérité » sur les accusations qui pèsent contre lui.
Son intervention portait principalement sur deux dossiers : l’affaire des 125 milliards de francs CFA et celle dite « des deux téléphones », qui motivent la demande de levée de son immunité parlementaire.
Le malheur, n’arrive jamais seul.
Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, a été présenté au président du collège des juges d’instruction, Idrissa Diarra et à un substitut du procureur dans une ambulance ce lundi 15 décembre 2025 ,dans le cadre de l’affaire des 125 milliards de francs CFA de transactions supposées douteuses.
Plusieurs expertises médicales ont révélé que son état de santé est toujours incompatible avec la détention.
N’empêche que le juge suivant son appréciation libre a refusé de lever le mandat de dépôt.
D’après Me Baboucar Cissé, l’interrogatoire a été ponctué de scènes éprouvantes : « Farba Ngom peinait à respirer.
Il arrivait qu’il étouffe complètement, obligeant le juge Idrissa Diarra à accorder des pauses de trente minutes pour lui permettre de prendre ses médicaments », a confié le conseil à la presse.
À plusieurs reprises, poursuit l’avocat, l’inculpé a sombré dans la somnolence, rendant impossible sa réponse aux questions. Malgré cette fragilité extrême, ses conseils affirment qu’il a tenu à répondre à chaque interpellation.
Face aux accusations de détournement de deniers publics (31 milliards) et de complicité (91 milliards), Farba Ngom a adopté une ligne de défense offensive, centrée sur la transparence et l’absence totale de liens avec les caisses de l’État.
Sa réponse : « Je ne connais même pas l’emplacement du bureau du Trésorier général ». Il a même invité le parquet à effectuer des réquisitions auprès de la Sonatel pour prouver qu’il ne détient aucun numéro de téléphone des autorités du Trésor.
Cette fois ci ,Farba Ngom a fermement nié toute transaction avec le fils de l’ancien président Macky Sall. Il a également affirmé ignorer l’existence de la société Woodrose et n’avoir jamais rencontré ses gérants présumés, précisant n’avoir croisé certains co-inculpés qu’en détention à Rebeuss.
Ses avocats ont estimé que le détournement de deniers publics constitue le cœur de l’inculpation.
Une question ouverte et directe sur le Trésor public lui aurait été posée durant ces quatre heures d’interrogatoire.
Quant à Me Baboucar Cissé, cette infraction n’est qu’une « chimère » destinée à justifier la détention prolongée, les faits n’étant, selon lui, aucunement établis.
Farba Ngom a été reconduit au pavillon spécial à l’issue de l’audience.
Malgré la gravité des charges évoquées dans cette procédure, les avocats du maire des Agnam affichent un certain optimisme.
La défense mise sur l’issue favorable de deux demandes de liberté provisoire actuellement pendantes : l’une examinée par la chambre d’accusation du Pôle judiciaire et financier (PJF), l’autre soumise à l’appréciation de la Cour suprême.
Le mercredi 17 décembre, avec l’audition de son co-accusé, l’homme d’affaires Tahirou Sarr, pendant près de quatre heures d’audition, Farba Ngom s’est justifié sur la gestion de trois sociétés immobilières lui appartenant.
Ces sociétés, dirigées par ses frères, sont soupçonnées d’être des sociétés écran. Farba Ngom s’est appuyé sur des preuves de virements bancaires et des traces de chèques pour rejeter toute accusation de blanchiment d’argent.
Les juges n’ont en revanche pas interrogé le député sur un autre volet du dossier, portant sur un présumé détournement de fonds publics à hauteur de 31 milliards de francs CFA. « Il a tenu quand même à faire une déclaration spéciale pour dire : “j’ai été inculpé pour détournements de deniers publics et je constate que les questions qui me sont posées ne portent pas sur cette infraction. Mais je tiens à préciser une chose. Aucun denier public, en dehors de mes fonctions de maire et de député, n’a été mis à ma disposition. Pour détourner de l’argent public, il faut être dépositaire de l’argent.” », rapporte son avocat, Maître Oumar Youm.
Sur ordre du juge du premier cabinet du Pool judiciaire financier (PJF), la DIC a effectué une série de perquisitions aux sièges déclarés de sociétés attribuées à Farba Ngom, Tahirou Sarr et à d’autres personnes citées dans l’affaire des transactions douteuses de plus de 125 milliards de francs CFA relevées dans un rapport de la CENTIF.
Ce que cherchaient les enquêteurs ? S’agit-il d’étranges découvertes ?
La DIC s’est d’abord rendue aux sièges de SOFICO et du Groupe immobilier suisse, officiellement des propriétés de Tahirou Sarr. Puis, poursuit la même source, les policiers se sont déportés à l’adresse indiquée pour SCP Haba et SCP Doworou, attribuées à Farba Ngom. Sur place, ils ont constaté que le bâtiment loge des travailleurs de l’ambassade des États-Unis au Sénégal.»
Ensuite, cap sur Derklé. Mais l’adresse déclarée de la société Kantong investment Sasu, enregistrée au nom de Ismaïla Ngom, frère de Farba Ngom, n’existait pas, renseigne.
Ils se sont rendus compte que le siège social de la société Méga Plus Suarl, citée dans le rapport de la CENTIF, ne correspondait pas à l’adresse mentionnée au moment de la constitution de la société.
À l’issue de l’audition, les avocats de Farba Ngom ont dénoncé la « légèreté des charges » retenues contre leur client. Ils réclament toujours, à défaut d’une liberté provisoire, qu’il puisse bénéficier de soins adaptés, estimant que son état de santé est incompatible avec la détention. Maître Oumar Youm s’inquiète : « Quand ses facultés physiques et mentales vont s’amenuiser, comment va-t-il parvenir à se défendre ? La preuve, c’est qu’aujourd’hui, il n’a même pas été capable de tenir une audience de quatre heures d’interrogatoire de manière discontinue. »
La phase d’instruction se poursuit. Farba Ngom doit être entendu de nouveau ce mercredi 17 décembre dans un autre dossier, dans lequel il est poursuivi pour complicité d’escroquerie et escroquerie portant sur des deniers publics, pour un montant estimé à environ 125 milliards de francs CFA.
Affaire Farba Ngom : des mesures médicales urgentes sont désormais prises dans un environnement Carcéral.
Le président du Collège des juges d’instruction près le Pjf, saisi d’une nouvelle requête de la défense après les conclusions alarmantes d’un deuxième rapport d’expertise médicale qui souligne que «l’état de santé de M. Mouhamadou Ngom n’est pas compatible avec le milieu carcéral», a décidé de l’envoyer au Pavillon spécial.
Pour rappel, la contre-expertise demandée par le parquet du PJF a été confiée à un collège pluridisciplinaire composé du professeur Serigne Maguèye Guèye (urologue), du professeur Papa Saliou Mbaye (hépato-gastro-entérologue) et du professeur Ousmane Dièye (cardiologue). Ces derniers ont évalué la compatibilité de l’état de santé de Farba Ngom avec la détention. Les résultats issus de cet exercice confirment le rapport établi par le Pr. Mbaye Paye.
Après celui du Pr Alassane Mbaye, publié en juin, une contre-expertise médico-légale, réalisée par Dr Ousmane Dièye, Pr Papa Saliou Mbaye et Pr Serigne Maguèye Guèye, alertait sur un éventuel risque de «mort subite nocturne», si des mesures médicales urgentes ne sont pas prises pour libérer le député
En effet, les spécialistes ont, à leur tour, identifié : un syndrome d’apnée obstructive du sommeil à un stade sévère, un haut risque cardiovasculaire, une cardiopathie débutante, un diabète ancien mal équilibré et une obésité préoccupante. Un tableau clinique qui expose le député-maire de Agnam à un danger immédiat.
Le président du collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier doit d’ailleurs rendre sa décision concernant la demande de liberté provisoire de Farba Ngom, ce jeudi 11 septembre 2025.
Le président du Collège des juges d’instruction près le Pjf dans l’appréciation des faits et malgré un certificat médical et contre-expertise, Farba Ngom sera envoyé au Pavillon spécial pour y subir des traitements tout en restant dans un environnement Carcéral.
Farba ngom est mis en cause dans une nouvelle affaire de détention présumée de téléphone et cinq clés USB.en prison et de diffusion de contenus sensibles ayant conduit à l’ouverture d’une information judiciaire .
Les députés ont voté encore une deuxième fois pour la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom ,député-maire d’Agnam”, commune du nord du Sénégal, par 108 voix contre 21 ce lundi 16 février.
Il s’agit de la deuxième levée de l’immunité parlementaire de Mouhamadou Ngom dit Farba, en détention préventive depuis le 27 février 2025, après celle votée le 24 janvier 2015, suite à une requête du procureur du Pool judiciaire financier, dans le cadre d’une enquête sur des activités suspectes de blanchiment de capitaux dont la valeur est estimée provisoirement à plus de 125 milliards de francs CFA.
Il est poursuivi, dans ce cadre, pour notamment introduction et complicité d’introduction frauduleuse d’objets prohibés en milieu carcéral, corruption, violation du secret de l’instruction.
Ils ont saisi la Chambre d’accusation d’une requête aux fins d’annulation des procès-verbaux d’enquête préliminaire et du réquisitoire introductif par lequel le procureur avait saisi le doyen des juges d’instruction pour l’ouverture d’une information judiciaire.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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