DAKAR, 20 février 2026(JVFE)-La première réunion du Conseil de paix de Donald Trump s’est tenue ce jeudi 19 février à l’Institut des États-Unis pour la paix à Washington. Plusieurs pays se sont engagés à envoyer des troupes pour le maintien de la paix à Gaza. Une aide de 7 milliards de dollars a également été collectée par plusieurs pays pour le territoire palestinien.
Les États-Unis contribueront à hauteur de 10 milliards de dollars, a-t-il déclaré.
Plusieurs pays, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, les Émirats arabes unis, le Maroc, Bahreïn, le Qatar, l’Arabie saoudite, l’Ouzbékistan et le Koweït, ont également promis plus de 7 milliards de dollars au total.
Donald Trump a déclaré lors de la première réunion de son Conseil de la paix que 7 milliards de dollars ont été versés à un fonds de reconstruction de Gaza, qui sera opérationnel quand le Hamas aura déposé les armes.
Le président américain a évoqué de multiples sujets sans que ne soit détaillé d’objectifs.

Après une « photo de famille » et un long discours introductif de Donald Trump, qui a présenté les dirigeants présents pour cette réunion avec un bon mot pour chacun, le président américain a fait quelques annonces.
Une vingtaine de chefs d’État et de hauts dirigeants internationaux étaient présents.
Dans cette réunion à laquelle participait Ali Shaath, le chef de l’administration provisoire de la bande de Gaza, neuf membres du Conseil de paix (Kazakhstan, Azerbaïdjan, Émirats…
La Biélorussie n’a pas pu participer à la séance inaugurale du “Conseil de paix” du président Donald Trump à Washington, qu’il avait été invité à rejoindre comme membre fondateur, faute d’avoir reçu les visas nécessaires, a affirmé Minsk.
Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) cherche par ailleurs à mobiliser 2 milliards de dollars supplémentaires, selon le président américain.
Donald Trump a enfin indiqué que le Japon s’était engagé à organiser une conférence de levée de fonds, qui sera « très importante ».
“En dépit d’avoir rempli toutes les procédures nécessaires de notre côté, les visas n’ont pas été remis à notre délégation”, a affirmé sur Telegram le ministère des Affaires étrangères du Bélarus.
Il a rappelé que le président bélarusse Alexandre Loukachenko avait pourtant été invité par son homologue américain à joindre cet organe créé initialement pour aider à la reconstruction de Gaza, puis doté d’une mission plus large de résolution des conflits.
Voici les points clés de cette annonce et le contexte de cette réunion :
Financement et conditions
- Engagement international : Les 7 milliards proviennent de neuf nations, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït (chacun contribuant à hauteur de 1 milliard de dollars), ainsi que le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, le Maroc, Bahreïn et l’Ouzbékistan.
- Contribution américaine : Donald Trump a ajouté que les États-Unis verseraient 10 milliards de dollars supplémentaires à ce Conseil.
- Condition sine qua non : Le président a réitéré que ce fonds ne deviendrait opérationnel qu’une fois que le Hamas aura déposé les armes. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a d’ailleurs insisté sur le fait qu’aucune reconstruction ne débuterait sans la démilitarisation complète de l’enclave.
Objectifs et organisation
Bien que les objectifs détaillés restent flous pour certains observateurs, plusieurs éléments structurels ont été évoqués :
- Force de stabilisation : Le plan prévoit le déploiement d’une force internationale de 20 000 soldats et 12 000 policiers pour stabiliser Gaza. Six pays, dont l’Indonésie (8 000 hommes), l’Égypte, la Jordanie et le Maroc, se seraient engagés à fournir des troupes ou à former des policiers.
- Infrastructure militaire : Des documents révèlent le projet de construction d’une base militaire multinationale de 140 hectares à Gaza pour accueillir cette force.
- Tutelle sur l’ONU : Donald Trump a affirmé que son Conseil de la paix allait « presque surveiller » les Nations unies pour s’assurer de leur bon fonctionnement, ce qui suscite l’inquiétude de plusieurs alliés occidentaux craignant une volonté de remplacer l’organisation internationale.
Diversité des sujets abordés
Fidèle à son style, le président a profité de cette tribune pour dévier vers d’autres thématiques :
- Iran : Il a lancé un ultimatum de 10 jours à Téhéran concernant son programme nucléaire, menaçant de passer à l’action militaire.
- Politique européenne : Il a apporté son soutien total au Premier ministre hongrois Viktor Orban pour les prochaines élections d’avril
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

