DAKAR,10 MARS 2026(JVFE)--La Banque mondiale est sur le point d’approuver un financement de 250 millions de dollars pour soutenir la transformation digitale du Maroc sur la période 2026-2030. Ce projet s’inscrit directement dans la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 ».
Le financement vise à accélérer la transition numérique à travers plusieurs axes stratégiques :
- Développer l’e-gouvernement pour faciliter l’accès des citoyens et des entreprises aux administrations.
- Soutien à l’économie numérique : Favoriser l’émergence de startups et renforcer la compétitivité du secteur numérique, qui représente actuellement environ 4,5 % du PIB.
- Réduire le fossé numérique entre les zones urbaines et rurales en améliorant l’infrastructure de connectivité.
- : Développer les capacités en matière de cloud, de protection des données et de cybersécurité.
- : Le processus d’approbation finale par le Conseil d’administration de la Banque mondiale est en cours en ce début mars 2026.
- : La digitalisation est considérée comme un levier majeur pour stimuler la productivité des PME et la croissance économique globale du pays.
- Ce nouvel appui complète des initiatives précédentes, comme le financement de 450 millions de dollars accordé en 2023 pour l’inclusion financière et numérique.
Selon nos informations, l’accord de principe a été donné par l’institution de Bretton Woods. L’approbation finale devrait avoir lieu au plus tard en mai prochain.
Pour rappel, JVFE avait annoncé dans ses précédentes éditions que la Banque mondiale avait révisé à la baisse ses prévisions de croissance et que le Maroc était épargné.
Du coup,la Banque mondiale avait tiré la sonnette d’alarme.
Dans son dernier rapport sur les Perspectives économiques mondiales, l’institution internationale anticipait un net ralentissement de la croissance mondiale en 2025, sous l’effet cumulé des tensions commerciales persistantes, de l’incertitude politique et du resserrement des conditions financières. Près de 70% des économies à travers le monde, toutes régions et niveaux de revenu confondus, faisaient désormais l’objet d’une révision à la baisse de leurs perspectives de croissance.
Le Maroc avait échappé à cette révision à la baisse des perspectives de croissance et maintenait ses prévisions annoncées en mars, soit une progression du PIB de 3,6% en 2025 et de 3,5% en 2026.
La Banque souligne que l’activité industrielle du Royaume, notamment dans le secteur de la construction, s’est renforcée, soutenue par une reprise de la demande intérieure.
La Banque mondiale insistait sur la nécessité pour les pays en développement d’améliorer le climat des affaires, de promouvoir l’emploi productif, et de renforcer les capacités des travailleurs. Une action multilatérale sera également cruciale pour soutenir les pays les plus vulnérables, à travers des financements concessionnels, de l’aide d’urgence et des mécanismes de solidarité renforcée.
Les piliers de la stratégie « Maroc Digital 2030 »
Lancée officiellement en septembre 2024, cette feuille de route s’articule autour de deux axes principaux et de leviers transverses :
- Digitalisation des services publics :
- Simplification administrative : Réduction des délais de traitement de 50 % et simplification de 40 % des démarches.
- Objectif de satisfaction : Atteindre un taux de satisfaction des usagers de 80 % et intégrer le top 50 mondial à l’indice EGDI des Nations Unies.
- Dynamisation de l’économie numérique :
- Création d’emplois : Générer 240 000 emplois directs d’ici 2030.
- Écosystème Startups : Passer de 380 startups (en 2022) à 3 000 en 2030, tout en augmentant les levées de fonds de 260 millions à 7 milliards de dirhams.
- Intelligence Artificielle : Mise en place d’une feuille de route “Maroc IA 2030” pour moderniser les services et renforcer la compétitivité.
Levier transverse : La formation de 100 000 jeunes par an aux métiers du numérique d’ici 2027-2030
La Banque mondiale est sur le point d’approuver un financement de 250 millions de dollars pour soutenir la transformation digitale du Maroc sur la période 2026-2030. Ce projet s’inscrit directement dans la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 ».
Le financement vise à accélérer la transition numérique à travers plusieurs axes stratégiques :
- Développer l’e-gouvernement pour faciliter l’accès des citoyens et des entreprises aux administrations.
- Soutien à l’économie numérique : Favoriser l’émergence de startups et renforcer la compétitivité du secteur numérique, qui représente actuellement environ 4,5 % du PIB.
- Réduire le fossé numérique entre les zones urbaines et rurales en améliorant l’infrastructure de connectivité.
- Développer les capacités en matière de cloud, de protection des données et de cybersécurité.
- Le processus d’approbation finale par le Conseil d’administration de la Banque mondiale est en cours en ce début mars 2026.
- La digitalisation est considérée comme un levier majeur pour stimuler la productivité des PME et la croissance économique globale du pays.
- Ce nouvel appui complète des initiatives précédentes, comme le financement de 450 millions de dollars accordé en 2023 pour l’inclusion financière et numérique.
Ce Programme – axé sur les résultats – s’inscrit dans la stratégie gouvernementale «Digital Morocco 2030». Il vise à accélérer la transformation numérique du Royaume autour de trois axes complémentaires. Le premier a pour objectif de renforcer la numérisation de l’administration et des entreprises via les fondations de l’e-gouvernement, l’extension des plateformes et services numériques et l’appui à l’écosystème (startups/très petites et moyennes entreprises, offshoring, talents).
Le deuxième axe ambitionne d’accroître la contribution de l’économie numérique à la croissance et à l’emploi. Quant au troisième volet, il vise à consolider le leadership et les capacités du ministère de la Transition numérique pour une mise en œuvre efficace de la stratégie nationale «Digital Morocco 2030».
Le Programme sera mis en œuvre sur cinq ans, sous la coordination du ministère de tutelle, en collaboration notamment avec l’Agence de développement du digital (ADD) et le ministère de l’Économie et des finances (l’emprunteur). Dans l’ensemble, la mise en œuvre du Programme devrait générer des impacts positifs significatifs sur l’accès aux services publics, le développement économique et la confiance des usagers. Il permettra notamment de simplifier et de regrouper des e-services sur un portail unique. Cette digitalisation aidera à réduire les coûts de temps et de déplacement, particulièrement bénéfique pour les femmes, les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite et les habitants des zones rurales et éloignées.
Le Programme a également pour objectif d’améliorer la qualité, la rapidité et la transparence des interactions État-usagers, avec un suivi de la satisfaction des citoyens et des entreprises.
Côté compétences et compétitivité, le Programme permettra le développement des talents numériques, y compris en intelligence artificielle (IA), soutenant l’employabilité des jeunes diplômés ainsi que la reconversion et l’upskilling (montée en compétences) des travailleurs. Selon le diagnostic de la Banque mondiale, le marché du travail souffre d’une inadéquation critique des compétences. Le taux de chômage des diplômés atteint 19,6% et environ 70% des recruteurs en informatique peinent à trouver des talents numériques expérimentés. Le Maroc forme environ 13.000 professionnels du numérique par an, mais 70% cherchent des opportunités à l’étranger, créant une fuite des cerveaux préoccupante. Concernant le tissu productif, le Programme offrira un appui aux très petites et moyennes entreprises (TPME) pour leur transition digitale, favorisant la formalisation, la productivité, la résilience et l’accès à de nouveaux marchés. Les TPME marocaines, qui représentent 99% des entreprises et 72% des emplois formels, restent largement non numérisées, limitant leur productivité. Seul 1% des entreprises sont qualifiées d’entreprises à forte croissance.
Lancée en septembre 2024, la stratégie «Digital Morocco 2030» ambitionne de relever ces différents défis et de positionner le Maroc comme un hub technologique africain majeur. Elle vise à créer 240.000 emplois directs et à ajouter 100 milliards de DH au PIB d’ici 2030. Le secteur digital marocain contribue actuellement à 4,5% du PIB, soit environ 7 milliards de dollars, mais son potentiel reste sous-exploité comparé à d’autres pays émergents et en développement.
Ce financement de 250 millions de dollars (en cours de finalisation en ce mois de mars 2026) adopte l’instrument de Prêt lié aux résultats (Program-for-Results ou PforR) de la Banque mondiale.
Contrairement aux prêts traditionnels, le déboursement des fonds est conditionné par l’atteinte d’indicateurs de performance précis (Indicateurs Liés aux Résultats – ILR) définis dans la stratégie « Maroc Digital 2030 ».
Le programme se concentre sur des résultats tangibles pour débloquer les tranches de financement :
- Interopérabilité des systèmes : Généralisation des plateformes d’identité et de signature électroniques pour unifier le parcours citoyen.
- Développement du vivier de talents : Atteindre l’objectif de 45 000 diplômés par an dans le numérique d’ici 2030.
- Infrastructure et Cloud : Mise en place d’un service de Cloud souverain pour sécuriser les données publiques et privées.
- Croissance des Startups : Soutien direct via des initiatives comme Startup VB pour propulser l’innovation locale.
Autres financements majeurs au Maroc (2024-2026)
Le portefeuille de la Banque mondiale au Maroc est l’un des plus importants de la région, avec plusieurs programmes récents utilisant également ce modèle de résultats :
Gestion des déchets ménagers : Un prêt de 250 millions de dollars approuvé fin 2024 pour renforcer la gestion environnementale au niveau municipal.
Performance du secteur public (ENNAJAA) : Un financement additionnel de 250 millions de dollars approuvé en juin 2024 pour moderniser l’administration fiscale et la gestion budgétaire via le numérique.
Réforme des Entreprises Publiques (EEP) : 350 millions de dollars dédiés à l’amélioration de la gouvernance et de la surveillance des performances des établissements publics.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

