DAKAR,20 MARS 2026(JVFE)--Le mercredi 18 mars 2026, lors d’une audition devant le Sénat américain, la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, a confirmé l’évaluation de ses services concernant les capacités nucléaires de l’Iran.
Selon la directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, l’Iran n’a pas relancé ses activités d’enrichissement nucléaire après les frappes américano-israéliennes de juin 2025, qui ont anéanti ces capacités. Cette déclaration du 18 mars 2026 contredit la rhétorique du président Trump sur les objectifs de la guerre en cours, provoquant des remous au Sénat.
Tulsi Gabbard a indiqué qu’après l’opération « Midnight Hammer », aucune tentative de rétablir les capacités d’enrichissement n’a été détectée.
Les frappes de juin 2025 ont visé à détruire les infrastructures iraniennes, avec des entrées de sites souterrains bouchées au ciment.
Cette révélation survient dans un contexte de crise politique à Washington, marqué par la démission du responsable Joe Knt le 17 mars 2026.
La déclaration remet en question la nécessité et les objectifs de la guerre en cours, l’Iran ayant subi de lourds revers tout en restant un acteur « intact » selon le renseignement.
La situation sécuritaire reste très tendue, avec une recrudescence des hostilités et des répercussions sur le prix du pétrole.
Dans un rapport écrit remis au Congrès, Tulsi Gabbard a affirmé que le programme d’enrichissement d’uranium iranien avait été « anéanti » lors de l’opération Midnight Hammer menée en juin 2025 par les États-Unis et Israël. Elle a précisé qu’« aucun effort n’a été entrepris depuis lors pour tenter de reconstituer sa capacité d’enrichissement ».

Cette conclusion contredit directement l’un des principaux arguments avancés par le président Donald Trump pour justifier le déclenchement d’une nouvelle guerre contre l’Iran le 28 février 2026. Trump affirmait alors que Téhéran représentait une « menace nucléaire imminente » et se trouvait à seulement deux semaines d’acquérir l’arme atomique.
Bien que figurant dans sa déposition écrite, Tulsi Gabbard n’a pas lu ce passage spécifique lors de son intervention télévisée, invoquant un manque de temps. Pressée par les sénateurs, elle a néanmoins fini par confirmer que cette évaluation représentait bien la position officielle de la communauté du renseignement.

Ces révélations interviennent dans un climat de fortes tensions au sein de l’administration, marquées notamment par la démission fracassante de Joe Kent, haut responsable de la lutte antiterroriste, qui a accusé le gouvernement d’avoir été induit en erreur pour lancer ce conflit
Après la démission fracassante de Joe Kent mardi (17 mars 2026), cette révélation du renseignement américain fait réagir plusieurs sénateurs et remet en question les objectifs de la guerre en cours en Iran.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

