Politique :Abdou Mbow, député et figure majeure de l’opposition membre du groupe parlementaire Takku Wallu, incarne une opposition frontale aux réformes du gouvernement actuel et une défense rigoureuse des acquis institutionnels au Sénégal

DAKAR,15 avril 2026(JVFE)-Abdou Mbow, député et figure majeure de l’opposition membre du groupe parlementaire Takku Wallu, incarne une opposition frontale aux réformes du gouvernement actuel et une défense rigoureuse des acquis institutionnels au Sénégal.

Abdou Mbow s’est fermement opposé à des propositions de modification du code électoral, notamment les articles L.29 et L.30. Il insiste sur le fait que toute réforme doit faire l’objet d’un consensus élargi pour préserver la stabilité démocratique .

  • Débat sur la criminalisation de l’homosexualité : En février 2026, il a relancé le débat à l’Assemblée nationale, interpellant le gouvernement sur ses promesses de campagne concernant la criminalisation des actes contre nature et la transmission volontaire du VIH .
  • Critiques envers le pouvoir exécutif :
    • Il dénonce régulièrement ce qu’il appelle l’échec de la « rupture systémique » promise par le nouveau régime .
    • Il a critiqué le traitement judiciaire de certains dossiers, notamment celui de Farba Ngom, dénonçant une « honte pour la justice sénégalaise » suite à des décisions qu’il juge inéquitables .
    • Il s’est élevé contre ce qu’il nomme l’« institutionnalisation de l’insulte », suite à des attaques ayant visé l’ancien président Macky Sall au Maroc .
  • Rôle institutionnel : Journaliste de formation et diplômé de Sciences Po Paris, il entame son 4ème mandat de député . Il est actuellement membre de la Haute Cour de Justice et porte-parole national adjoint de l’Alliance pour la République (APR) . Il a été Président de la Commission des Lois et vice président de l’assemblée.Il est aussi conseiller municipal à Thiès. 

En mars 2026, il a interpellé le gouvernement sur une prétendue « dette cachée » de 650 millions d’euros (plus de 432 milliards FCFA), dénonçant une gestion opaque des finances publiques 

Suite aux révélations du Financial Times faisant état d’un emprunt occulte de 650 millions d’euros contracté par l’État du Sénégal, le député Abdou Mbow monte au créneau. Dans une déclaration au vitriol, il dénonce une gestion « opaque » des finances publiques et annonce une interpellation imminente du gouvernement à l’Assemblée nationale.

Il critique fréquemment le Premier ministre et le régime en place (Pastef) pour ce qu’il qualifie de manque de respect envers l’institution parlementaire et de gouvernance basée sur la « manipulation »

Il s’est opposé avec véhémence à la modification de l’article 319 du Code pénal en mars 2026, dénonçant des « tromperies » et l’utilisation de motions préjudicielles pour bloquer le texte

La polémique autour d’une supposée dette cachée du Sénégal prend de l’ampleur. Après la publication d’un article du Financial Times évoquant un emprunt secret de 650 millions d’euros — soit plus de 432 milliards de francs CFA — via des mécanismes financiers complexes, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre.

En avril 2026, il a mené la fronde contre les modifications unilatérales des articles L.29 et L.30 du code électoral, exigeant un consensus élargi pour préserver les règles de l’éligibilité

Parmi les premières voix, après Thierno Alassane Sall, à s’élever, celle du député Abdou Mbow. Dans une déclaration au ton particulièrement incisif, le parlementaire accuse les autorités de « manipulation » et de « mensonge » sur la situation réelle de la dette publique. Selon lui, ces révélations confirment les craintes d’une gestion opaque des finances de l’État. « Le Sénégal se noie dans un marasme économique sans précédent », a-t-il dénoncé, fustigeant un régime qu’il juge « incompétent » et davantage préoccupé par la communication que par la transparence.

Le député pointe notamment du doigt le recours à des « swaps de rendement total », des montages financiers qui auraient permis de lever des fonds sans en informer ni le Fonds monétaire international (FMI), ni les marchés. Une pratique qu’il juge inacceptable, d’autant plus qu’elle accorderait une priorité de remboursement à certains créanciers.

Face à la gravité des faits allégués, Abdou Mbow réclame « toute la lumière » sur ce dossier. Il annonce, dans ce cadre, le dépôt imminent d’une question écrite adressée au ministre des Finances et du Budget. L’objectif, c’est d’obtenir des explications claires, cette fois-ci devant la représentation nationale.

Le parlementaire insiste sur la nécessité d’un débat « républicain » à l’Assemblée nationale, loin des « points de presse bluffants », afin d’éclairer les Sénégalais sur la réalité de cette dette et ses implications. À noter que pour l’heure, le gouvernement ne s’est pas encore exprimé officiellement sur ces accusations.

Il réaffirme régulièrement que l’expérience de la coalition Takku Wallu Sénégal est essentielle pour faire face à un gouvernement qu’il juge novice dans la gestion de l’administration

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *