DAKAR,16 avril 2026(JVFE)-Washington a annoncé mercredi discuter de la tenue d’une deuxième séance de négociations avec Téhéran, se disant « optimiste » sur les chances d’un accord, après la menace de l’Iran de bloquer la circulation en mer Rouge face au blocus américain de ses ports.
La Maison-Blanche a confirmé, le 15 avril 2026, être en discussion pour organiser une deuxième session de négociations avec l’Iran à Islamabad, au Pakistan . Cette annonce intervient alors que le monde espère une sortie de crise après l’échec d’un premier round de pourparlers marathoniens le week-end du 11-12 avril
Les États-Unis et l’Iran ont confirmé, mercredi 15 avril 2026, leur intention de reprendre les négociations pour tenter de bâtir un accord de paix . La Maison-Blanche s’est dite « optimiste » quant aux chances d’aboutir à un accord, la porte-parole Karoline Leavitt ayant précisé qu’une deuxième session de pourparlers se tiendrait « très probablement » à Islamabad, au Pakistan.

Des civils et des soldats de l’armée libanaise se sont rassemblés autour d’un véhicule touché par une frappe israélienne à Saadiyat, au Liban, mercredi.
Le mouvement chiite a de son côté qualifié de « capitulation » les discussions entre les deux pays.
Un million de personnes ont été déplacées au Liban, soit le cinquième de la population, d’après l’ONU, qui a appelé la communauté internationale à apporter un soutien urgent à ce pays.
Des discussions indirectes via le médiateur pakistanais visent actuellement à prolonger cette trêve au-delà du 22 avril
Cette annonce intervient dans un climat de forte tension militaire :
- Depuis le lundi 13 avril 2026, l’armée américaine applique un blocus naval rigoureux sur les ports iraniens . Ce blocus vise à stopper tout commerce maritime entrant ou sortant d’Iran afin de contraindre Téhéran à des concessions sur son programme nucléaire .
- En réaction, l’armée iranienne a menacé mercredi de bloquer la circulation maritime non seulement dans le golfe Persique, mais aussi en mer Rouge si les États-Unis maintiennent leur blocus . Le général Ali Abdollahi a averti que l’insécurité créée pour les navires iraniens constituerait un « prélude » à la violation du cessez-le-feu en vigueur .
- Un cessez-le-feu de deux semaines est en place depuis le 8 avril 2026 . Des discussions indirectes via le médiateur pakistanais visent actuellement à prolonger cette trêve au-delà du 22 avril
Diplomatie : Vers une deuxième session à Islamabad
La diplomatie américaine a précisé que la date et le lieu « restaient à fixer d’un commun accord ».
Donald Trump jugerait « bienvenue la fin des hostilités » au Liban, mais cette question ne figure pas à l’agenda des négociations avec l’Iran, a déclaré mercredi un haut responsable américain.
« Le démantèlement du Hezbollah » est le premier but de ces négociations entre Israël et le Liban, a réaffirmé mercredi M. Nétanyahou.
L’armée israélienne a annoncé avoir frappé plus de 200 cibles du mouvement chiite dans les 24 dernières heures, et qu’Israël avait été visé par une trentaine de roquettes dans la matinée.
Elle a reçu l’ordre de tuer tout combattant du Hezbollah dans une zone allant de la frontière jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, selon un communiqué militaire.
Les efforts pour organiser un nouveau round de discussions s’intensifient sous l’égide du Pakistan .
Des responsables iraniens et le chef de l’armée pakistanaise se réunissent aujourd’hui à Téhéran pour examiner les messages échangés avec Washington .
Les États-Unis auraient posé deux conditions pour ce nouveau sommet : la réouverture complète du détroit d’Ormuz par l’Iran et la garantie que la délégation iranienne dispose d’un “plein pouvoir” pour conclure un accord .
Les délégations gardent leurs agendas ouverts pour ce week-end (vendredi à dimanche) en vue d’un retour possible à Islamabad .
Escalade Maritime : La menace sur la mer Rouge
La menace iranienne de bloquer la mer Rouge est prise très au sérieux, car elle impacterait le transit par le canal de Suez .
L’armée américaine a confirmé ce matin que son blocus des ports iraniens est “entièrement opérationnel”. Dix navires ont déjà été contraints de faire demi-tour depuis lundi .
Le général Ali Abdollahi a prévenu que toute insécurité pour les navires iraniens entraînerait l’arrêt des exportations et importations dans tout le golfe Persique et la mer Rouge, ce qui constituerait une rupture du cessez-le-feu actuel .
L’Iran pourrait s’appuyer sur les rebelles Houthis au Yémen pour entraver le passage stratégique de Bab el-Mandeb .
Impact sur le Cessez-le-feu
La trêve de deux semaines entamée le 8 avril est extrêmement fragile. Bien que les discussions continuent via le médiateur pakistanais pour la prolonger au-delà du 22 avril, les tensions maritimes font planer le risque d’une reprise imminente des hostilités

Des soldats israéliens se tenant debout sur un char dans le nord d’Israël, près de la frontière israélo-libanaise, mercredi
Cette scène s’inscrit dans un contexte de tensions extrêmes et d’opérations militaires actives dans la région :
- Opérations au sol : Des troupes de la 91e division de l’armée israélienne (IDF) mènent actuellement des activités terrestres ciblées dans le sud du Liban pour neutraliser les infrastructures du Hezbollah .
- Frappes et tirs : Alors que l’armée israélienne a frappé plus de 200 cibles au Liban au cours des dernières 24 heures, le nord d’Israël a été visé par une trentaine de roquettes mercredi matin .
- Expansion des positions : L’armée israélienne est en train de doubler le nombre de ses avant-postes militaires au Sud-Liban afin de créer une zone tampon et de sécuriser les communautés frontalières du nord d’Israël .
- Situation diplomatique : Ces mouvements militaires surviennent alors que des discussions directes entre des responsables israéliens et libanais ont lieu à Washington pour tenter d’avancer vers un accord potentiel .
Des experts de l’ONU ont fermement dénoncé ces opérations mercredi, les qualifiant de violations du droit international, tandis que les bombardements continuent de causer des pertes civiles importantes au Liban.
JVFE vous donne les précisions sur les développements en cours ce jeudi 16 avril 2026 :
Des discussions historiques se sont ouvertes cette semaine sous l’égide des États-Unis :
- Premiers contacts directs : Pour la première fois depuis 1993, des représentants israéliens et libanais ont entamé des négociations directes à Washington le 14 avril .
- Entretien Netanyahou-Aoun : Un échange direct est prévu ce jeudi entre le Premier ministre israélien et le président libanais Joseph Aoun .
- Objectifs : Les pourparlers visent un cessez-le-feu temporaire qui pourrait intervenir dès aujourd’hui ou dans les jours à venir . Ils portent aussi sur l’application de la résolution 1701 de l’ONU .
- Absence du Hezbollah : Le mouvement n’est pas présent à la table des négociations, ce qui rend l’application d’un éventuel accord incertaine sur le terrain .
Évolution des opérations militaires
Malgré les discussions, l’activité militaire reste intense au Sud-Liban :
- Contrôle territorial : L’armée israélienne contrôle actuellement une trentaine de localités au Sud-Liban .
- Ligne de défense avancée : Tsahal a annoncé avoir achevé son déploiement jusqu’à une “ligne de défense avancée” située à environ 20 kilomètres au nord de la frontière .
- Zone tampon : L’objectif affiché est de créer une zone de sécurité pour empêcher les tirs de roquettes vers le nord d’Israël, sur le modèle des opérations menées à Gaza .
- Ciblage de la FINUL : La mission de l’ONU au Liban continue d’être la cible de tirs dans les zones de combats
État des négociations et contexte diplomatique
- Optimisme américain : La porte-parole de l’exécutif, Karoline Leavitt, s’est dite “optimiste” quant aux chances d’un accord, affirmant que des discussions sont en cours pour une reprise des échanges en personne .
- Lieu pressenti : Islamabad est à nouveau le lieu privilégié pour ces rencontres, le Pakistan jouant un rôle de médiateur clé entre Washington et Téhéran .
- Cessez-le-feu précaire : Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril 2026, mais il doit expirer le 22 avril . L’objectif immédiat des discussions est d’obtenir sa prolongation .
- Tensions persistantes : Malgré l’ouverture diplomatique, les États-Unis maintiennent un blocus naval des ports iraniens . En réponse, Téhéran a menacé de bloquer le trafic en mer Rouge si ce blocus n’est pas levé .
Points de blocage majeurs
Les négociateurs tentent de résoudre trois différends principaux qui ont fait dérailler la session précédente :
- Programme nucléaire : L’arrêt complet de l’enrichissement d’uranium et le démantèlement des installations .
- Sécurité maritime : La réouverture totale du détroit d’Ormuz .
- Soutien régional : La fin du financement iranien pour des groupes comme le Hezbollah, le Hamas et les Houthis .
Le président Donald Trump a affirmé que le conflit était “presque terminé”, tout en prévenant que l’Iran serait frappé “plus durement que jamais” en cas de refus d’un accord
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

