DAKAR,25 avril 2026(JVFE)-Le biopic « Michael », réalisé par Antoine Fuqua, a réalisé un démarrage foudroyant en récoltant plus de 31 millions de dollars au box-office mondial dès son premier jour d’exploitation.

Le biopic « Michael », réalisé par Antoine Fuqua, a réalisé un démarrage foudroyant en récoltant plus de 31 millions de dollars au box-office mondial dès son premier jour d’exploitation.
Sorti en salles le mercredi 22 avril, “Michael”, réalisé par Antoine Fuqua, frappe fort avec plus de 30 millions de dollars récoltés en moins de 24 heures à l’échelle mondiale. Au cœur de cette performance, un choix qui intrigue autant qu’il fascine : Jaafar Jackson, le neveu direct de Michael Jackson, incarne la légende à l’écran, brouillant la frontière entre héritage familial et reconstitution artistique. Entre fidélité gestuelle, charge émotionnelle et attente planétaire, le film s’impose d’emblée comme un événement à la hauteur d’une icône dont l’empreinte continue de générer, des années après sa disparition, une mobilisation massive des Fans.
Le film a franchi la barre des 30 millions de dollars en moins de 24 heures, porté par un démarrage international massif de 18,5 millions de dollars (incluant les avant-premières du mardi).
Aux États-Unis et au Canada, les avant-premières du jeudi ont généré 12,6 millions de dollars, soit le meilleur score de l’année 2026 pour cette catégorie.
Les analystes de The Hollywood Reporter prévoient désormais un week-end d’ouverture domestique approchant les 90 millions de dollars, ce qui en ferait le plus grand lancement de l’histoire pour un biopic musical, devant Bohemian Rhapsody et Straight Outta Compton.
Le film est porté par Jaafar Jackson, le propre neveu du « King of Pop », dont la performance est saluée pour sa ressemblance physique et gestuelle frappante.
Si les critiques de presse se montrent parfois réservées sur le scénario jugé « aseptisé » (39 % sur Rotten Tomatoes), le public plébiscite massivement l’œuvre avec un score d’audience record de 97 %.
Avec un budget estimé entre 170 et 200 millions de dollars, « Michael » s’impose comme l’un des biopics les plus coûteux jamais produits.
C’est un démarrage fulgurant qui confirme l’aura intacte du “King of Pop”. En récoltant 30 millions de dollars dès son premier jour, le biopic rejoint le cercle très fermé des succès musicaux immédiats au box-office.
Le choix de Jaafar Jackson semble être le véritable moteur de cet engouement. Au-delà de la ressemblance physique frappante, sa légitimité familiale apporte une dimension presque mystique au projet. Pour beaucoup, ce n’est pas seulement une performance d’acteur, mais une transmission organique du patrimoine artistique de Michael Jackson.
Cependant, ce succès initial soulève également des questions intéressantes :
- La narration : Le film d’Antoine Fuqua parviendra-t-il à équilibrer l’hommage à la superstar et le traitement des aspects plus sombres et controversés de sa vie ?
- L’impact culturel : Jaafar Jackson réussira-t-il à s’émanciper de l’ombre de son oncle pour lancer sa propre carrière après une telle exposition ?
Le film semble bien parti pour devenir le biopic musical de référence de cette décennie.
Le succès de Michael repose sur un paradoxe frappant : alors que les fans et le grand public acclament le film, une grande partie de la critique spécialisée reste de marbre.
Le film d’Antoine Fuqua enregistre l’un des plus grands écarts de perception de l’histoire du biopic sur les plateformes comme Rotten Tomatoes :
- Public (96-97 %) : Les spectateurs saluent une performance « transcendante » de Jaafar Jackson et une immersion émotionnelle totale dans l’œuvre de la star.
- Critiques (24-40 %) : Les journalistes pointent du doigt une narration « aseptisée » (ou whitewash) qui évite les sujets les plus sombres de la vie du chanteur pour se concentrer sur son génie artistique.
Michael ne se contente pas de bien démarrer, il bat des records historiques dans plusieurs territoires clés :
- France : Avec 285 679 entrées dès son premier jour, c’est le meilleur démarrage de l’histoire pour un biopic dans l’Hexagone, faisant deux fois mieux que Bohemian Rhapsody.
- Royaume-Uni & Irlande : Meilleur jour d’ouverture de l’histoire pour un biopic musical avec 2,6 millions de dollars.
- Allemagne : Premier au box-office avec environ 1 million de dollars dès le mercredi, dépassant les lancements de Bohemian Rhapsody et Elvis sur ce marché.
- Italie & Australie : Le film a également signé le meilleur démarrage de tous les temps pour un biopic musical dans ces deux pays dès ses premières 24 heures.
- Espagne : Leader du marché avec 1,1 million de dollars récoltés en un jour, capturant 62 % des parts de marché nationales.
S’il y a un point qui fait l’unanimité (même chez les critiques les plus sévères), c’est l’incarnation de Jaafar Jackson. Les observateurs de Variety et du The Hollywood Reporter notent une ressemblance vocale et gestuelle « irréelle », certains affirmant qu’il ne joue pas son oncle, mais qu’il le « réincarne » littéralement à l’écran
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

