SENEGAL : Fraudes à l’état civil et de l’utilisation présumée de faux documents administratifs -Amadou Cheikhou Diallo,  son vrai nom ,un lutteur , accusé d’avoir utilisé un faux acte de naissance sénégalais établi sous l’identité de Mamadou Thiam

DAKAR, 0 9 MAI 2026 (JVFE)–Au Sénégal, la fraude à l’état civil et l’usage de faux documents administratifs font l’objet d’une surveillance accrue en 2026, marquée par le démantèlement de réseaux organisés et une volonté de modernisation du système.

Amadou Cheikhou Diallo , lutteur célèbre ,a été interpellé pour l’utilisation d’un faux acte de naissance sénégalais afin d’obtenir une carte d’identité.

il est poursuivi pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique ainsi que fausse déclaration à l’état civil.

L’enquête a révélé un système structurel au centre d’état civil de Wakhinane Nimzatt utilisant des registres irréguliers.

 En mai 2026, la Sûreté Urbaine a arrêté 11 individus impliqués dans un vaste trafic de faux actes de naissance et de substitution de parenté. Un autre réseau spécialisé dans la falsification de documents administratifs a été démantelé à Grand-Dakar en février 2026.

En janvier 2026, un réseau vendant des documents d’état civil sénégalais à des ressortissants étrangers a été mis au jour, entraînant des défèrements au parquet de Saint-Louis.

Un atelier clandestin produisant des passeports de plusieurs pays (Sénégal, France, Mali, etc.) et des visas falsifiés a été neutralisé en février 2026.

Alerte sur la Sécurité du Système

Fraude Systémique : L’organisation Justice Sans Frontière (JSF) a alerté le ministère de la Justice en mai 2026 sur un réseau de “faux Sénégalais”, dénonçant l’usurpation de données personnelles.

Incident à la DAF : La production des cartes nationales d’identité a subi des perturbations majeures dès février 2026 suite à une cyberattaque présumée contre la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF), paralysant temporairement la délivrance des pièces.

Mesures de Lutte et Modernisation

Le gouvernement sénégalais déploie plusieurs stratégies pour sécuriser l’identité juridique

Déploiement du logiciel LGEC (Logiciel de Gestion de l’État Civil) dans plus de 415 centres sur 605 pour garantir une traçabilité totale.

Annonce de 13 mesures incluant la gratuité des actes déclaratifs (naissance, mariage, décès) et le renforcement de l’interopérabilité des bases de données sous l’égide de l’Agence Nationale de l’État Civil (ANEC).

Le ministère des Affaires étrangères a affirmé une politique de fermeté contre les agents complices de ces réseaux internes.

Risques Pénaux

Au Sénégal, la falsification d’actes d’état civil est sévèrement punie :

  • Faux en écritures publiques : Jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € (env. 98 millions FCFA) d’amende selon les standards internationaux cités, le code pénal sénégalais prévoyant des peines de travaux forcés pour les crimes de faux commis par des fonctionnaires.
  • Usage de faux : Passible de 5 ans de prison pour des documents administratifs (CNI,passeport).

Le lutteur Bébé Diène, de son vrai nom Amadou Cheikhou Diallo, a été placé sous mandat de dépôt le 8 mai 2026 pour fraude à l’état civil. De nationalité guinéenne, il a reconnu devant les enquêteurs de la Sûreté urbaine avoir utilisé un faux acte de naissance sénégalais sous l’identité de Mamadou Thiam pour obtenir ses documents officiels. [

Détails de l’affaire

  • Identité réelle : Amadou Cheikhou Diallo, ressortissant guinéen installé dans l’arène sénégalaise depuis environ dix ans.
  • Faute avouée : Il a admis avoir sollicité des intermédiaires pour se faire établir un acte de naissance sénégalais par substitution de parents, afin d’obtenir une licence de lutte, une carte d’identité et un passeport.
  • Le “réseau de Wakhinane Nimzatt” : L’enquête de la Direction de l’automatisation du fichier (DAF) a révélé l’existence d’un registre parallèle irrégulier au centre d’état civil de Wakhinane Nimzatt.
  • Complices présumés :
    • Hamady Diallo (alias “Nini”) : Adjoint au maire de Wakhinane Nimzatt, accusé d’avoir facilité les inscriptions frauduleuses.
    • Boubacar Thiam : Commerçant s’étant fait passer pour le père biologique du lutteur.
  • Conséquences sportives : Suite à son incarcération, son combat très attendu contre le lutteur Zarco a été officiellement annulé.

Le dossier a été transmis à un juge d’instruction pour l’ouverture d’une information judiciaire portant sur des chefs d’accusation d’association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écritures publiques, et obtention indue de documents administratifs.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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