Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi est sous le coup d’un nouveau mandat d’arrêt , le Bénin réclame son extradition , maintenu en détention en Afrique du Sud

DAKAR, 24 MAI 2026 (JVFE)-Kemi Seba est sous le coup d’un nouveau mandat d’arrêt en Afrique du Sud. Alors que sa demande de remise en liberté sous caution, liée à une autre affaire, était examinée par un juge de Pretoria, vendredi 22 mai, le tribunal a été informé que la requête d’arrestation provisoire déposée par le Bénin auprès des autorités sud-africaines avait été validée.

Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, né le 9 décembre 1981 à Strasbourg (Bas-Rhin), est un activiste suprémaciste noir et panafricaniste béninois. Également né français, il est déchu de cette nationalité en juillet 2024.

Initialement membre de la branche francophone de Nation of Islam, Kémi Séba se fait connaître en France en tant que fondateur ou porte-parole de plusieurs groupuscules, notamment la « Tribu Ka », réservée exclusivement aux personnes noires, dissoute par décret pour incitation à la haine raciale, et le Mouvement des damnés de l’impérialisme, associant des militants panafricanistes avec des néonazis et des islamistes radicaux.

Il est considéré comme un suprémaciste noir ainsi qu’un militant racialiste et antisémite. Il est aussi un admirateur de la Russie de Vladimir Poutine. En collaboration avec des groupes identitaires d’extrême droite, il prône un projet mondial de séparation des races.

L’activiste béninois, connu pour ses attaques contre l’impérialisme occidental, avait été arrêté dans un centre commercial de Pretoria, le 13 avril, avec son fils et un militant suprémaciste blanc.

L’activiste panafricaniste Kémi Séba est actuellement détenu en Afrique du Sud à la suite de son arrestation mi-avril 2026 à Pretoria. Visé par des mandats d’arrêts internationaux émis par le Bénin et sous le coup d’une procédure d’extradition, il a demandé l’asile politique. 

Kémi Séba a été arrêté à Pretoria en compagnie de son fils et d’un proche. Initialement inquiété pour des infractions liées à l’immigration, son cas s’est complexifié avec l’implication d’Interpol.

Le Bénin réclame officiellement son extradition. Il est accusé par les autorités béninoises d’avoir soutenu une tentative de coup d’État en décembre 2025 et de blanchiment d’argent.

Ses demandes de libération sous caution ont été à plusieurs reprises reportées. Ses avocats contestent les accusations portées par le parquet sud-africain et ont déposé une demande d’asile politique, arguant qu’il est persécuté par le pouvoir en place.

Jusqu’à présent, l’activiste béninois de 44 ans était visé par des accusations de violation de la loi sur l’immigration, pour être resté dans le pays plus longtemps que son visa ne l’y autorisait – une affaire dont l’examen va se poursuivre le 8 juin.

Kemi Seba doit désormais aussi faire face à des poursuites pour « blanchiment d’argent » et « apologie de crime et incitation à la haine et à la violence ».

Même si, dans la première affaire, la cour accepte sa libération conditionnelle, « malheureusement, avec ces développements, il devrait rester en détention », regrette Bill Kobras, l’un de ses avocats.

A ses côtés, sur le banc des accusés, se tenait son fils, ressortissant français de 18 ans, arrêté avec son père dans un centre commercial de Pretoria, le 13 avril.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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