DAKAR, 08 JUIN 2026 (JVFE)—L’arrestation des douze migrants sur la plage des « Dents de la Mer » à Dakar confirme la persistance des risques extrêmes liés aux traversées clandestines en pirogue vers l’Espagne.
Ce cas illustre comment les alertes citoyennes et la réactivité policière permettent de prendre en charge des personnes en situation de détresse absolue après des échecs en haute mer.
Le Commissariat du Point E a été informé le 31 mai 2026 à 7h50. Une équipe s’est immédiatement rendue sur la Corniche Ouest de Dakar.
Douze personnes ont été arrêtées sur place. Le groupe comprenait sept Maliens, trois Gambiens et deux Guinéens.
Les migrants retrouvés étaient « transies et complètement mouillées » en raison de conditions maritimes extrêmes.
L’embarcation a quitté la Gambie le 26 mai 2026. Elle transportait plus d’une centaine de personnes, incluant des femmes et des enfants.
Parcours de la traversée accidentée
[Départ : Gambie] (26 Mai) ➔ [Interruption : Mauritanie] (Météo défavorable) ➔ [Naufrage : Dakar] (31 Mai)
La pirogue a dû faire demi-tour au large de la Mauritanie à cause de fortes vagues. Elle a fini par percuter les rochers de la Corniche Ouest de Dakar, ce qui a provoqué sa destruction totale. Une grande partie des passagers a pris la fuite dès le débarquement.
Le Commissariat d’arrondissement du Point E a été alerté vers 7h50 de la présence de migrants sur cette plage.
Une équipe de police a immédiatement été dépêchée sur les lieux, permettant l’interpellation de douze personnes, dont deux Guinéens, sept Maliens et trois Gambiens.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les personnes arrêtées ont déclaré avoir quitté la Gambie le mardi 26 mai à bord d’une pirogue en direction de l’Espagne. Toutefois, leur traversée aurait été interrompue au large des côtes mauritaniennes en raison de mauvaises conditions météorologiques et de fortes vagues, les obligeant à rebrousser chemin.
Les migrants ont finalement échoué sur le littoral dakarois après plusieurs jours en mer.
La police précise que les douze personnes interpellées étaient « transies et complètement mouillées » au moment de leur arrestation.
Les candidats à l’émigration clandestine ont également affirmé que leur embarcation transportait plus d’une centaine de personnes, parmi lesquelles des femmes et des enfants. Ces derniers auraient pris la fuite dès le débarquement.
La pirogue, au bord de laquelle se trouvaient ces migrants, a été entièrement détruite après avoir percuté les rochers de la plage. Les personnes interpellées, dont les deux ressortissants guinéens, ainsi que le matériel saisi, ont été mises à la disposition de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) pour les besoins de l’enquête
Procédure judiciaire en cours
Les douze personnes interpellées ainsi que les équipements saisis ont été transférés à la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT). Cette entité spécialisée de la Police nationale sénégalaise est chargée de mener l’enquête pour identifier les réseaux de passeurs impliqués.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
