Université de Ségou : la campagne agricole 2026-2027 lancée, près de 12 millions de tonnes de céréales attendues !

DAKAR, 1er juillet 2026 (JVFE)—Le gouvernement malien a officiellement lancé la campagne agricole 2026-2027 le 25 juin 2026 à l’amphithéâtre de l’Université de Ségou, avec l’objectif historique d’atteindre une production nationale de 11,92 millions de tonnes de céréales. Ce lancement, présidé par le ministre de l’Agriculture, le Dr Ibrahima Samaké, s’est déroulé au cœur de la zone de l’Office du Niger, principal bassin rizicole du pays.

La cérémonie s’est déroulée dans l’amphithéâtre de 500 places de l’Université de Ségou sous la présidence du ministre de l‘Agriculture, Dr Ibrahim Samaké, qui a officiellement donné, ce jeudi 25 juin 2026, le coup d’envoi de la campagne agricole au nom du Chef de l’Etat, le général Assimi Goita. Un événement majeur qui marque une étape décisive dans la volonté affichée des plus hautes autorités maliennes de transformer l’agriculture en véritable moteur de croissance économique. Plus de 11 millions de tonnes de céréales de production sont attendues cette année. 

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Deux semaines après la tenue du conseil supérieur de l’Agriculture à Koulouba sous l’égide chef de l’État, le général Assimi Goïta, qui a placé la souveraineté alimentaire au centre des priorités nationales. Le ministre de l’Agriculture, Dr Samaké vient de donner le coup d’envoi de la campagne agricole. Cette cérémonie de lancement a enregistré la présence de plusieurs directeurs nationaux et cadres du monde rural parmi eux, le Président Directeur Général de l’Office du Niger, Samba Bocary Tounkara. Ce lancement intervient dans un contexte où la souveraineté alimentaire est devenue une exigence nationale, socle de la dignité retrouvée du Mali. Pour la nouvelle campagne, les projections font état d’objectifs ambitieux, notamment près de 12 millions de tonnes de céréales, dont 928 860 tonnes de riz paddy pour la seule zone de l’Office du Niger et environ 598 500 tonnes de coton au compte de la CMDT. Ces chiffres traduisent la volonté des autorités de consolider les filières vivrières et de relancer la production cotonnière, secteur clé pour les revenus ruraux, les exportations et l’agro-industrie.

Les chiffres clés de la campagne

  • Budget global mobilisé : 164,4 milliards de FCFA investis par l’État (en hausse de 2 %).
  • Objectif céréalier : Près de 12 millions de tonnes (exactement 11,92 millions), contre 11,45 millions la saison passée.
  • But stratégique : Assurer l’autosuffisance et renforcer la souveraineté alimentaire face aux chocs climatiques.

Priorités de l’État pour les producteurs

Pour concrétiser ces prévisions, le ministère déploie plusieurs leviers sur le terrain :

  • Maintien des subventions : Facilitation de l’accès aux intrants agricoles indispensables (engrais de qualité, semences certifiées).
  • Modernisation technique : Introduction d’équipements agricoles modernes et promotion de pratiques durables adaptées au climat.
  • Soutien à l’Office du Niger : Concentration des efforts logistiques pour sécuriser la production de riz et de cultures sèches.

Dans son allocution, le ministre a réitéré l’importance stratégique de l’Office du Niger, principal bassin de production rizicole du pays. Face aux acteurs du monde rural, il a souligné le retard accumulé en un siècle d’existence : « En 2026, nous sommes à 7 % d’aménagement. Le potentiel est là, les terres sont là pour vous », a-t-il lancé à l’endroit des jeunes, les exhortant à s’investir davantage dans le secteur agricole.

Le ministre a annoncé des objectifs ambitieux. 

20 000 tonnes d’aide céréalière d’urgence…

Pour atteindre ces résultats, le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a mobilisé une enveloppe budgétaire record de plus de 164 milliards de francs CFA. « Cette augmentation de 2 % des fonds alloués témoigne de notre volonté de maximiser les rendements et d’alléger les charges de nos producteurs », a précisé Ibrahim Samaké, tout en détaillant les prix subventionnés des intrants, notamment les engrais minéraux fixés à 15 000 FCFA le sac de 50 kg.

Cependant,  a reconnu le ministre que le secteur agricole malien reste confronter à de nombreux défis, notamment les aléas climatiques, les difficultés d’accès aux intrants, les contraintes de financement, les perturbations des marchés et les impacts de l’insécurité dans certaines zones. Dans ce contexte, le Plan national de réponse 2026 prévoit de soutenir environ 4 millions de bénéficiaires et d’assurer la distribution de 20 000 tonnes d’aide céréalière d’urgence en faveur des populations les plus vulnérables.

Le PDG de l’Office du Niger rassure…

De son côté, le PDG de l’Office du Niger, Samba Bocary Tounkara, a placé cette campagne sous le signe de l’efficacité et de la justice sociale. Sa stratégie repose sur quatre piliers fondamentaux : l’entretien rigoureux des infrastructures, la sécurisation du foncier, la formation continue des exploitants et une gestion équitable des ressources. L’objectif final est clair : saturer le marché malien avec des produits de haute qualité tout en renforçant les corridors d’exportation.

Le ministre a conclu son intervention par un vibrant hommage aux Forces Armées Maliennes (FAMa), véritables boucliers qui, par leur sécurisation des zones de production, permettent aux paysans de travailler avec sérénité pour bâtir un Mali fort, indépendant et prospère.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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