Islamabad :le président Asif Ali Zardari et le Premier ministre Muhammad Shehbaz Sharif ont inauguré le mémorial de la Victoire (connu sous le nom de Yadgar-e-Fatah) à Islamabad, le 13 août 2026, à la veille de la fête de l’indépendance du Pakistan

DAKAR, 14 AOUT 2026 (JVFE)—Le Premier ministre pakistanais, Muhammad Shehbaz Sharif, a prononcé ce discours important le 13 août 2026, à l’occasion de la cérémonie d’inauguration du mémorial de la Victoire (Yadgar-e-Fatah) à Islamabad, organisée à la veille de la fête de l’Indépendance du Pakistan.

Personnalités présentes :le président Asif Ali Zardari, le Premier ministre Shehbaz Sharif, ainsi que le chef de l’armée et des forces de défense, le maréchal Syed Asim Munir.

Objectif du mémorial

  • Hommage : Le monument (Yadgar-e-Fatah) rend hommage aux martyrs de la nation.
  • Commémoration : Il marque la confrontation militaire de mai 2025 face à l’Inde, qualifiée par l’État pakistanais de « Marka-i-Haq » (la Bataille de la Vérité).

La guerre entre les États-Unis et l’Iran a eu des répercussions négatives sur une grande partie du monde. Mais un pays en est sorti grandi, son image améliorée et son influence renforcée : le Pakistan.

Pendant des décennies, le nom du Pakistan évoquait pour la plupart le terrorisme, l’instabilité politique et la crise économique. Mais aujourd’hui, son image internationale se transforme. Le Pakistan est désormais un médiateur de premier plan au Moyen-Orient. 

Le principal artisan de la transformation de l’image du Pakistan est un homme : le maréchal Asim Munir. Il est devenu le visage de la médiation pakistanaise dans la crise iranienne. 

Munir est devenu chef d’état-major de l’armée pakistanaise – le plus haut gradé militaire du pays – en 2022. Depuis lors, son influence et son prestige sur la scène internationale ont considérablement augmenté, tout comme son emprise sur le pouvoir au Pakistan. 

Voici une analyse détaillée et un décryptage complet du contexte géopolitique complexe qui entoure les déclarations du Premier ministre.

Le Mémorial de la Victoire (Yadgar-e-Fatah)

Le mémorial inauguré à Islamabad célèbre ce que le gouvernement pakistanais qualifie de “bataille du Droit” (Marka-e-Haq).

Construit en seulement huit mois sous la supervision directe du chef de l’armée.

Présenté comme le monument de l’union nationale et de la supériorité militaire du pays.

L’événement a suscité des réactions mitigées au sein de la population en raison des importants blocages de routes à Islamabad et des tensions politiques persistantes.

Le contexte militaire : La guerre de 2025

Les hommages appuyés au chef d’état-major font directement référence au court conflit armé qui a opposé l’Inde et le Pakistan en mai 2025.

Le conflit a été déclenché à la suite de frappes transfrontalières indiennes connues sous le nom d’Opération Sindoor.

Suite à ce que le Pakistan revendique comme un succès militaire (le pays affirme avoir abattu plusieurs avions indiens), le général Asim Munir a été promu au rang exceptionnel de Field Marshal le 20 mai 2025. Il est seulement la deuxième personne de l’histoire du pays à obtenir ce titre (après Ayub Khan en 1959).

Les tensions hydro-politiques avec l’Inde

La mise en garde sévère de Shehbaz Sharif concernant l’eau touche au cœur de la sécurité nationale du Pakistan.

Le Traité du bassin de l’Indus (Sindhou-Tas), signé en 1960, réglemente le partage des fleuves entre les deux puissances nucléaires.

Le Pakistan accuse l’Inde de vouloir modifier unilatéralement cet accord historique. Le contrôle de l’eau est qualifié de « ligne rouge » absolue, car l’agriculture et l’économie pakistanaises dépendent entièrement de ces cours d’eau en aval.

🤝 Le nouveau rôle diplomatique du Pakistan

Le discours met en avant une transformation majeure de la diplomatie pakistanaise sur la scène internationale, marquée par deux axes clés en 2026 :

Le Field Marshal Asim Munir a joué un rôle de premier plan pour désamorcer les tensions et aider à obtenir un cessez-le-feu lors du conflit direct entre Washington et Téhéran au début de l’année 2026.

 Le Pakistan a récemment renforcé sa coopération militaire en signant un accord de défense commune à La Mecque avec l’Arabie saoudite et la Turquie, créant ainsi un bloc de stabilité dans le monde musulman.

Le rôle de Donald Trump et des États-Unis

Shehbaz Sharif a publiquement remercié le président américain Donald Trump pour son intervention lors de la crise de 2025.

Donald Trump (réélu à la présidence américaine en 2025) a revendiqué avoir stoppé la guerre entre l’Inde et le Pakistan en menaçant les deux pays de lourdes taxes douanières (250 %) s’ils n’arrêtaient pas les combats.

Si le Pakistan valide et salue officiellement le rôle crucial de Trump dans l’obtention du cessez-le-feu du 10 mai 2025, l’Inde rejette fermement cette version, affirmant que le cessez-le-feu s’est fait de manière purement bilatérale.

Les relations régionales (Chine et Afghanistan)

Le Premier ministre réaffirme l’alliance indéfectible avec Pékin, qualifiée traditionnellement de “plus haute que l’Himalaya”. La Chine reste le principal soutien économique et militaire du pays.

Le ton se durcit vis-à-vis du gouvernement taliban à Kaboul. Le Pakistan exige l’arrêt immédiat de l’utilisation du sol afghan par des groupes terroristes transfrontaliers (comme le TTP) pour mener des attaques sur le territoire pakistanais.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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