La Mauritanie condamne l’attaque contre un pétrolier saoudien et les actes hostiles visant les Émirats arabes unis, le Royaume de Bahreïn, l’État du Koweït et le Royaume hachémite de Jordanie

 DAKAR, 03 Septembre 2026 (JVFE)—La Mauritanie a fermement condamné l’attaque contre un pétrolier saoudien alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, ainsi que les attaques simultanées visant les Émirats arabes unis, le Royaume de Bahreïn, l’État du Koweït et le Royaume hachémite de Jordanie.

L’attaque du superpétrolier saoudien Sidr, survenue dans la nuit du 31 août 2026 dans le détroit d’Ormuz, a causé la mort de deux marins philippins de l’équipage. Le navire, géré par la compagnie publique saoudienne Bahri , a été frappé par des projectiles alors qu’il transportait du brut et naviguait dans les eaux internationales au large d’Oman.

Double attaque coordonnée : À quelques minutes d’intervalle, un autre superpétrolier, le Senegal Prosperity (battant pavillon libérien), a également été touché par trois projectiles au même endroit, à environ 17 milles nautiques de Khasab (Oman).

Outre les deux décès confirmés par Bahri le 2 septembre, l’attaque a provoqué un incendie à bord du Sidr, rapidement maîtrisé par le reste de l’équipage. Aucune pollution majeure n’a été signalée.

Cet incident s’inscrit dans la guerre larvée opposant les États-Unis et Israël à l’Iran depuis février 2026, conflit qui paralyse la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a officiellement condamné l’Iran pour cette frappe, tandis que les Gardiens de la Révolution iraniens affirment de leur côté que les navires ont heurté des mines marines.

L’attaque fait suite à des frappes américaines menées le 30 août sur l’île iranienne de Larak, où Washington affirmait avoir détruit des lanceurs de missiles iraniens s’apprêtant à miner le détroit

L’attaque mortelle subie le 31 août 2026 par le pétrolier saoudien Sidr dans le détroit stratégique d’Ormuz, ainsi que des actions hostiles coordonnées visant simultanément plusieurs pays alliés (Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït et Jordanie).

Le Ministère mauritanien des Affaires étrangères condamne fermement ces violences, affirmant sa totale solidarité avec ses partenaires arabes.

Au-delà de la sécurité des États touchés, la Mauritanie insiste sur la protection absolue de la liberté de navigation internationale dans ce couloir maritime vital pour le transit énergétique mondial.

C’est ce qui ressort d’un communiqué publié mercredi par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’étranger, dont voici le texte :

« Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’étranger condamne fermement l’attaque brutale perpétrée contre un pétrolier saoudien lors de sa traversée du détroit d’Ormuz, ainsi que les attaques simultanées visant les Émirats arabes unis, le Royaume de Bahreïn, l’État du Koweït et le Royaume hachémite de Jordanie.

Tout en réaffirmant sa pleine solidarité avec ces nations sœurs, la République islamique de Mauritanie réitère son rejet catégorique de tout acte hostile menaçant la sécurité et la stabilité de la région et la sûreté de la navigation internationale.

Ce communiqué officiel confirme la position diplomatique alignée de la République islamique de Mauritanie face à l’escalade des tensions régionales au Moyen-Orient.

L’attaque du pétrolier saoudien Sidr et du Senegal Prosperity le 31 août 2026 a provoqué une remontée immédiate et brutale des cours mondiaux du pétrole, mettant fin à une brève période d’accalmie sur les marchés.

Une flambée immédiate des prix du brut

  • Le WTI (référence américaine) : Il a bondi dès l’annonce des attaques, franchissant d’abord le seuil des 84,50 dollars avant de grimper au-dessus des 86 dollars le baril le 1er septembre.
  • Le Brent (référence internationale) : Le prix du baril s’est envolé en repassant la barre des 90 dollars, pour atteindre un pic à 95,25 dollars au plus fort des tensions. Cela représente une hausse subite de plus de 5 % en 24 heures.

Le spectre d’un nouveau blocage d’Ormuz

Cette crise ravive l’angoisse des investisseurs quant à l’approvisionnement mondial. Le détroit d’Ormuz est la voie pétrolière la plus stratégique de la planète.

  • Avant la reprise des hostilités fin août, le trafic avait réussi à récupérer environ la moitié de son flux nominal à la faveur d’une trêve de 60 jours.
  • Bien que le ministre américain de l’Énergie ait affirmé que 17 millions de barils avaient réussi à transiter le jour de l’attaque, les experts estiment que le flux réel s’est de nouveau contracté sous la barre des 10 millions de barils par jour en raison du risque de minage ou de nouveaux tirs.

Répercussions économiques globales

  • L’effet « rumeurs » et déclarations : Le marché est devenu extrêmement volatil. Des posts sur les réseaux sociaux évoquant des frappes américaines ou des ripostes iraniennes suffisent à faire fluctuer les cours de 2 % en quelques minutes.
  • Menace inflationniste : La hausse prolongée de l’or noir fait craindre aux marchés financiers une accélération de l’inflation mondiale. Cela alimente les spéculations sur une nouvelle augmentation des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour stabiliser l’économie

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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