
DAKAR, 04 Septembre 2026 (JVFE)—L’intersyndicale de l’Hôpital Principal de Dakar s’oppose fermement au projet du Président Bassirou Diomaye Faye visant à détacher la Polyclinique de l’établissement d’origine pour en faire une entité autonome.
Pour les travailleurs, cette séparation remet en cause l’objectif initial du projet. Voici leurs principaux arguments :
La Polyclinique a été conçue pour moderniser l’Hôpital Principal afin qu’il devienne un Établissement public de santé (EPS) de niveau 4 au profit de l’ensemble du système sanitaire sénégalais.
Les textes initiaux prévoyaient explicitement un rattachement juridique et financier direct à la structure-mère.
Le bâtiment a été construit sur un terrain qui appartenait historiquement au patrimoine de l’hôpital, là où logeait autrefois son personnel.
Pour les travailleurs, cette séparation remet en cause l’objectif initial du projet. Voici leurs principaux arguments :
La Polyclinique a été conçue pour moderniser l’Hôpital Principal afin qu’il devienne un Établissement public de santé (EPS) de niveau 4 au profit de l’ensemble du système sanitaire sénégalais.
Les textes initiaux prévoyaient explicitement un rattachement juridique et financier direct à la structure-mère.
Le bâtiment a été construit sur un terrain qui appartenait historiquement au patrimoine de l’hôpital, là où logeait autrefois son personnel
Arguments officiels du gouvernement sur la séparation
L’orientation des autorités politiques pour la Polyclinique Internationale de Dakar (PID) répond à des impératifs stratégiques de gouvernance sanitaire et de souveraineté :
L’objectif premier est de freiner les évacuations sanitaires coûteuses vers l’étranger. En érigeant la Polyclinique en entité dédiée de très haut standing (normes internationales et environnement hôtelier), le gouvernement souhaite attirer la patientèle de la sous-région et fixer les compétences médicales au Sénégal.
Une gestion autonome permet de détacher le fonctionnement d’une structure haut de gamme des lourdeurs budgétaires et administratives d’un grand hôpital public classique. Cela facilite les partenariats internationaux de pointe (comme la coopération technologique mise en place pour ce projet) et garantit une rentabilité financière propre pour maintenir des équipements de dernière génération.
Arguments officiels du gouvernement sur la séparation
L’orientation des autorités politiques pour la Polyclinique Internationale de Dakar (PID) répond à des impératifs stratégiques de gouvernance sanitaire et de souveraineté :
L’objectif premier est de freiner les évacuations sanitaires coûteuses vers l’étranger. En érigeant la Polyclinique en entité dédiée de très haut standing (normes internationales et environnement hôtelier), le gouvernement souhaite attirer la patientèle de la sous-région et fixer les compétences médicales au Sénégal.
Une gestion autonome permet de détacher le fonctionnement d’une structure haut de gamme des lourdeurs budgétaires et administratives d’un grand hôpital public classique. Cela facilite les partenariats internationaux de pointe (comme la coopération technologique mise en place pour ce projet) et garantit une rentabilité financière propre pour maintenir des équipements de dernière génération.
Statut actuel de l’Hôpital Principal de Dakar (HPD)
L’Hôpital Principal possède une structure juridique unique au sein du paysage sanitaire sénégalais :
- Établissement Public de Santé à statut spécial (EPS) : Régie par la loi hospitalière, la structure jouit de la personnalité morale ainsi que de l’autonomie financière et administrative.
- Double ancrage civil et militaire : Bien qu’il participe pleinement au service public hospitalier national pour tous les citoyens, il demeure un hôpital d’instruction des armées placé sous la tutelle directe du Ministère des Forces armées et non du Ministère de la Santé.
- Vocation régionale et niveau de soins : Historiquement structuré pour dispenser des soins hautement spécialisés, l’établissement intègre des fonctions de formation universitaire, d’expertise militaire, et de recherche médicale en Afrique de l’Ouest.
Les négociations concernant l’indépendance de la Polyclinique Internationale de Dakar (PID) se trouvent actuellement dans une phase de blocage et de vive contestation. Les récentes déclarations de l’intersyndicale de l’Hôpital Principal de Dakar (composée du STC-HPD, SUTSASHPD, SACSASS-HPD et CNTSHPD) confirment que le dialogue social est particulièrement tendu.
La situation sur le terrain met en évidence plusieurs points critiques :
L’intersyndicale élève une vive protestation face à ce qu’elle qualifie de « rupture » avec l’établissement historique. Aucun accord n’a été trouvé pour le moment concernant le statut juridique définitif de la Polyclinique.
Au-delà du débat de principe, les syndicalistes dénoncent une réalité concrète. Ils observent déjà le départ progressif du personnel de l’Hôpital Principal vers la Polyclinique ainsi que la réaffectation d’équipements médicaux stratégiques majeurs (comme le pôle de radiothérapie).
Ce dossier s’inscrit dans un contexte de grogne sociale plus large au Sénégal. Alors que le président Bassirou Diomaye Faye pousse pour accélérer la livraison des grands chantiers hospitaliers, des structures nationales comme le SAMES (Syndicat autonome des médecins du Sénégal) lancent parallèlement des mots d’ordre de grève générale face à l’absence de réponses satisfaisantes des autorités sanitaires.
Les travailleurs refusent que l’Hôpital Principal soit progressivement « vidé de sa substance » matérielle et humaine au profit de cette nouvelle entité autonome. Le gouvernement maintient quant à lui son projet de gestion séparée, ce qui place les deux camps dans un face-à-face pour le moment sans issue consensuelle.
La Polyclinique Internationale de Dakar (PID), située au sein de l’Hôpital Principal, a été officiellement livrée et inaugurée au milieu du mois d’août 2026.
L’ex président de la République Macky Sall avait procédé à la pose de la première pierre de la polyclinique de l’hôpital principal de Dakar en fin novembre 2021. Le délai d’exécution des travaux était prévu pour 14 mois et permettre à l’hôpital principal de Dakar de disposer d’une polyclinique aux normes internationales.
Après plusieurs retards sur le calendrier initial des chantiers (dont la première pierre avait été posée en novembre 2021), l’infrastructure de 110 lits a ouvert ses portes à la mi-août 2026 pour démarrer sa phase de fonctionnement « à blanc » (les derniers tests techniques et de sécurité) avant la prise en charge définitive des patients.
La Polyclinique Internationale de Dakar (PID) associe un plateau technologique de pointe à des services de haut standing. [
Les équipements de pointe disponibles
L’infrastructure a été pensée pour hisser l’établissement au niveau 4 de la pyramide sanitaire et traiter sur place des pathologies lourdes :
- Blocs opératoires hautement spécialisés : Le complexe dispose de 6 blocs opératoires, dont 2 sont spécifiquement configurés et réservés pour la réalisation de greffes d’organes (transplants).
- Imagerie médicale de dernière génération : Le pôle intègre des technologies avancées incluant une IRM 3 Tesla, un scanner multicoupe, ainsi que des équipements complets d’échographie, de mammographie, de radiographie et d’angiographie interventionnelle.
- Capacité d’accueil et confort : Le complexe offre 110 lits extensibles. L’offre d’hôtellerie médicale est conçue aux standards internationaux, comprenant des chambres individuelles modernes, des chambres VIP et des suites premium. Coût global et financement
Ce projet d’envergure nationale représente un investissement stratégique majeur pour la souveraineté sanitaire du Sénégal :
- Le coût global : Le montant total de l’investissement est évalué à environ 60 milliards de francs CFA.
- Le mode de financement : Le chantier a été initialement lancé grâce à une mobilisation importante de fonds propres publics et s’inscrit au cœur des allocations budgétaires du ministère des Forces armées. C’est précisément l’origine 100 % publique de ce financement qui alimente aujourd’hui le débat autour de sa gestion future et de son accessibilité pour la population.
L’Hôpital Principal de Dakar (HPD) est actuellement un Établissement public de santé (EPS) de niveau 3 doté d’un statut spécial.
Voici les spécificités qui caractérisent son modèle juridique et opérationnel :
- Une double tutelle unique : Contrairement aux hôpitaux civils classiques, il s’agit d’un hôpital d’instruction des armées. Il est placé sous la tutelle administrative du ministère des Forces armées, sous la tutelle financière du ministère des Finances, et sous la tutelle technique du ministère de la Santé.
- Ouverture au service public : Bien que militaire dans ses fondements, ses statuts lui imposent de participer pleinement au service public hospitalier national. Il est accessible à l’ensemble de la population civile sénégalaise.
- Autonomie de gestion : L’établissement dispose d’une autonomie administrative et financière. Il gère ses propres budgets et ressources.
- Mixité du personnel : Son plateau humain combine des professionnels militaires (souvent aux postes de direction et de chefs de service) et des personnels civils (notamment les agents paramédicaux et les employés régis par le Code du travail).
Le projet d’intégration de la nouvelle Polyclinique vise à faire évoluer l’ensemble de cette structure vers le niveau 4, le sommet de la pyramide sanitaire du pays, conçu pour traiter les pathologies lourdes et éliminer le besoin d’évacuations sanitaires à l’étranger.sivement « vidé de sa substance » matérielle et humaine au profit de cette nouvelle entité autonome. Le gouvernement maintient quant à lui son projet de gestion séparée, ce qui place les deux camps dans un face-à-face pour le moment sans issue consensuelle.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
