DAKAR, 24 Septembre 2026 (JVFE)—Kiev et la région de Kharkiv ont subi jeudi 24 septembre une nouvelle série de frappes russes, faisant au moins huit morts. Retrouvez les dernières informations sur la guerre en Ukraine, ce jeudi 24 septembre.
Les frappes ukrainiennes (souvent orthographiées “frappes ukrainiennes”) connaissent une intensification significative en cette fin septembre 2026. Elles ciblent de plus en plus profondément le territoire russe, en particulier les infrastructures énergétiques, militaires et logistiques, en réponse aux vagues de bombardements massifs menées par Moscou sur les villes et le réseau électrique ukrainiens.
De nombreux Ukrainiens se réfugient dans le métro pour échapper aux missiles balistiques russes à Kiev. Certaines viennent ici chaque soir depuis plusieurs mois.
La Russie devrait intensifier dans les prochains mois sa « guerre hybride » contre l’Occident et l’OTAN, avec des attaques plus fréquentes et potentiellement plus graves, ont estimé jeudi les services de renseignement militaires danois (FE).
« Il existe un risque faible mais croissant que la Russie mène des attaques militaires limitées contre un pays de l’Otan voisin de la Russie », a expliqué Thomas Ahrenkiel, le chef de FE lors d’une conférence de presse. « Nous continuons de considérer comme improbable que la Russie voie un intérêt à envahir un pays de l’Otan, mais nous ne pouvons pas l’exclure », a-t-il ajouté.
Six personnes ont été tuées et dix autres blessées dans une attaque de drone russe jeudi 24 septembre sur une entreprise agricole dans la région de Kharkiv (nord-est de l’Ukraine), a indiqué le premier ministre Serguiï Koretsky.
« Ce matin, un drone a frappé une entreprise agricole, sept personnes ont été tuées, dix autres, blessées », a indiqué le chef du gouvernement sur Telegram.
Au moins deux personnes ont été tuées dans une série de frappes russes sur Kiev, où des journalistes ont entendu des dizaines de violentes explosions en pleine alerte aux missiles.
Ces opérations pourraient notamment prendre la forme de cyberattaques contre des infrastructures essentielles, ou encore de sabotages présentant « un risque élevé de faire des blessés », selon leur nouvelle évaluation, citée par Ritzau, l’agence de presse danoise.
Le FE juge également « faible mais croissant » le risque d’une attaque militaire russe limitée contre un ou plusieurs pays de l’OTAN frontaliers de la Russie. L’invasion d’un pays de l’Alliance atlantique reste « improbable », mais « nous ne pouvons pas l’exclure », a déclaré le directeur du FE, Thomas Ahrenkiel, soulignant qu’il s’agissait d’une évolution de l’analyse des services danois.
Le ministre de la défense, Jeppe Bruus, a précisé que cette évaluation ne faisait pas état d’une menace d’attaque militaire contre le Danemark.
Frappes stratégiques récentes en territoire russe
Au moins une vingtaine d’explosions ont eu lieu, selon ces journalistes, précédées d’une alerte lancée par l’armée de l’air ukrainienne, qui a averti que des missiles balistiques russes se dirigeaient vers la ville. « La capitale est attaquée par des missiles balistiques. Restez dans les abris ! » a écrit sur Telegram le maire de Kiev, Vitali Klitschko.
L’Ukraine a mené un raid de drones d’une ampleur inédite sur la capitale russe. Les frappes ont notamment touché une raffinerie de pétrole locale (qui alimente près de 35 à 40 % de l’énergie de la ville), provoquant des coupures et d’importantes perturbations du trafic aérien.
Début septembre, une attaque combinée de drones et de missiles antinavires (notamment de type Neptune) a visé la base navale de Novorossiïsk sur la mer Noire, endommageant plusieurs bâtiments militaires russes dont des frégates et des dépôts de carburant.
Kiev continue de mener des frappes régulières contre les raffineries russes (comme celles d’Oufa à plus de 1 300 km du front) afin d’asphyxier l’économie de guerre du Kremlin.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé mercredi, à la tribune de l’ONU, la « folie » meurtrière du président russe Vladimir Poutine, exhortant ses alliés à maintenir les sanctions contre Moscou, seule manière de couper le robinet de la guerre.
« C’est de la folie », a-t-il lancé. « Il est le patient zéro, celui à partir duquel cette idée de guerre ne cesse de se propager », a-t-il dénoncé, interpellant la communauté internationale sur le sort des dizaines de milliers de soldats de 47 pays, dont la Corée du Nord, envoyés auprès des soldats russes.
Enjeux politiques et diplomatiques
- Pression à l’ONU : Présent à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le président Volodymyr Zelensky a activement défendu la nécessité de ces frappes à longue portée, affirmant qu’elles étaient indispensables pour « ne pas mourir » et pour contraindre Moscou à la négociation.
- Tensions sur la stratégie : Ces actions font l’objet de discussions intenses avec les partenaires occidentaux, notamment aux États-Unis avec l’administration Trump, qui insiste régulièrement sur des compromis économiques pour éviter des pénuries mondiales de carburant. Zelensky s’est dit prêt à cesser ces frappes ciblées uniquement sous réserve d’une réciprocité totale de la part de la Russie.
Contexte de riposte russe
En représailles directs à ces incursions, l’armée russe a multiplié l’usage de nouvelles armes hybrides et de missiles de croisière (comme le système Banderol ou Orechnik) sur les centres urbains ukrainiens. Les villes de Kiev, Kharkiv et Odessa subissent actuellement des bombardements quasi quotidiens faisant de nombreuses victimes civiles et menaçant l’Ukraine d’un hiver particulièrement rigoureux sur le plan énergétique
L’Union européenne va verser près de 3 milliards d’euros supplémentaires à l’Ukraine, après l’accord donné jeudi par le Conseil de l’UE à une huitième tranche de financement.
Près de 800 millions d’euros proviendront pour la première fois du « prêt de soutien à l’Ukraine ». Kiev a rempli 84 des 95 objectifs arrivés à échéance prévus par son plan de réformes, selon le Conseil.
La Norvège apportera également environ 92 millions d’euros d’aide non remboursable.
Avec ce nouveau versement, l’Ukraine aura reçu plus de 32 milliards d’euros depuis la mi-2024 au titre du dispositif baptisé « facilité pour l’Ukraine », soutien financier sous forme de prêts et de subventions allant jusqu’à 50 milliards d’euros jusqu’en 2027.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
