Conflit entre le Yémen et l’Arabie saoudite :les houthis disent avoir frappé l’aéroport de Riyad entraînant la mort d’un résident de nationalité pakistanaise

DAKAR, 12 OCTOBRE 2026 (JVFE)—Le mouvement houthi, soutenu par l’Iran, a revendiqué plusieurs attaques de drones et de missiles contre l’aéroport international King Khalid de Riyad. La frappe la plus dévastatrice a eu lieu dans la nuit du samedi 10 octobre 2026, touchant notamment le Terminal 3.

L’Arabie saoudite et les rebelles yéménites Houthis traversent une escalade militaire majeure, marquée par des vagues de frappes transfrontalières répétées au début du mois d’octobre 2026.

Au moins 12 morts et 309 blessés (dont un ressortissant américain et une Française).

Le Trafic aérien est fortement perturbé et des operations ont été  suspendues temporairement.

L’Attaque la plus meurtrière enregistrée dans le royaume saoudien depuis plus d’une décennie.

Les attaques se sont poursuivies le dimanche 11 octobre, avec de nouveaux projectiles visant la capitale saoudienne ainsi que l’aéroport de Dammam dans l’est du pays.

selon le communiqué publié par l’Autorité générale de l’aviation civile (GACA) ce 12 octobre 2026 concernant l’attaque brutale ayant visé l’aéroport international du Roi Khalid à Riyad dans l’après-midi du dimanche 11 octobre 2026, l’Autorité a indiqué que cette attaque avait entraîné la mort d’un résident de nationalité pakistanaise et fait 11 blessés, qui ont été immédiatement transportés à l’hôpital pour recevoir les soins médicaux nécessaires.
L’attaque a également causé des dégâts matériels, dont le recensement est en cours.

Ce regain de violence brise brutalement la trêve fragile qui persistait depuis 2022.

L’Arabie saoudite avait préalablement bombardé les pistes de l’aéroport de Sanaa au Yémen pour empêcher l’atterrissage d’un appareil iranien. Les Houthis ont qualifié ce geste de “blocus” et ont immédiatement répliqué.

La coalition dirigée par Riyad a lancé une opération aérienne d’envergure, menant plus de 124 frappes sur le territoire yéménite, ciblant principalement la capitale Sanaa et le nord-ouest du Yémen.

En parallèle, les Houthis ont pris le contrôle du détroit stratégique de Bab el-Mandeb sur la mer Rouge, compliquant la sécurité de la navigation internationale.

Au total cette semaine, six personnes ont été tuées dans des frappes de missiles revendiquées par les Houthis contre des aéroports saoudiens, tentant de fermer l’espace aérien de Riyad. Ces frappes, qui ont aussi endommagé un avion de la compagnie Saudia Airlines, ont conduit de nombreuses compagnies aériennes à annuler leurs vols à destin

ation de la capitale saoudienne, à quelques jours d’une importante réunion des dirigeants mondiaux du secteur pétrolier qui doit s’y tenir.

Des témoins ont fait état d’évacuations en cours à l’aéroport international de Riyad ce samedi dans le courant de l’après-midi, à la suite d’une violente explosion. Les autorités saoudiennes n’ont pas encore commenté la situation.

Son Altesse le Prince Faisal bin Farhan bin Abdullah, ministre saoudien des Affaires étrangères, a reçu un appel téléphonique de Son Excellence M. Ed Miliband, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement du Royaume-Uni.
Au cours de cet appel, les deux ministres ont passé en revue les relations bilatérales et examiné les derniers développements de la situation régionale, ainsi que les efforts conjoints des deux pays amis pour faire face aux tensions et en limiter les répercussions sur les plans sécuritaire et économique.
L’appel a également porté sur les agressions de la milice houthie contre l’aéroport international du Roi Khalid. Le secrétaire d’État britannique a affirmé que le Royaume-Uni condamnait les actes de violence menés par les Houthis, qui visent l’intérieur du Yémen et les installations civiles en Arabie Saoudite. Il a exprimé la solidarité de son pays avec l’Arabie Saoudite et le gouvernement yéménite face à ces agressions.

Son Altesse le Prince Faisal bin Farhan bin Abdullah, ministre saoudien des Affaires étrangères, a reçu un appel téléphonique de Son Excellence Dr Abdullatif bin Rashid Al Zayani, ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn.
Au début de cet appel, le ministre bahreïni a présenté, au nom du Royaume de Bahreïn, ses sincères condoléances et exprimé sa profonde compassion au Royaume d’Arabie Saoudite à la suite du décès de citoyens et de résidents lors de l’agression terroriste criminelle perpétrée par la milice houthie contre l’aéroport international du Roi Khalid, à Riyad. Il a affirmé la pleine solidarité du Royaume de Bahreïn avec le Royaume d’Arabie Saoudite et son soutien total à toutes les mesures que le Royaume d’Arabie Saoudite prend pour préserver sa souveraineté, sa sécurité et sa stabilité, ainsi que pour protéger ses citoyens et les résidents sur son territoire.
Les deux ministres ont également examiné les développements régionaux et les efforts déployés par les deux pays frères pour préserver la sécurité et la stabilité de la région.

La Mauritanie a fermement condamné l’attaque ayant visé l’aéroport international du Roi Khalid, à Riyad, faisant des victimes et des centaines de blessés.
Dans un communiqué publié aujourd’hui par son ministère des Affaires étrangères, la Mauritanie a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités, à prendre une position claire et ferme face à ces actes, à œuvrer pour empêcher leur répétition et à traduire les responsables de ces actes en justice conformément au droit international, afin de garantir la protection des civils et de préserver la sécurité et la stabilité de la région.
La Mauritanie a réaffirmé, dans son communiqué, sa pleine solidarité avec le Royaume d’Arabie Saoudite et le fait qu’elle se tient à ses côtés face à toute atteinte à sa sécurité et à sa stabilité, ainsi qu’à la sécurité de ses citoyens et des résidents sur son territoire. Elle a souligné que le ciblage des installations civiles et la mise en danger de la vie de personnes innocentes constituent une violation grave du droit international et des principes de protection des civils et sont inacceptables à tous égards, ce qui appelle une position internationale ferme.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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