Le président américain Donald Trump a affirmé que la Chine et la Russie auraient « trop à perdre » en fournissant une aide militaire ou stratégique substantielle à l’Iran

DAKAR, 13 OCTOBRE 2026 (JVFE)—Ces déclarations interviennent alors que les États-Unis et Israël sont engagés dans un conflit armé direct contre Téhéran depuis le 28 février 2026.

Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, le président américain a précisé que si un tel soutien existait, il ne serait qu’à « un niveau très limité ».

« Si elles le font, c’est de façon très marginale, mais je ne pense pas qu’elles le fassent du tout ».

Selon lui, Pékin et Moscou risqueraient de lourdes conséquences économiques et géopolitiques : « Elles ont trop à perdre, et nous le saurions, nous le saurions même très rapidement ».

Il a qualifié les analystes et opposants évoquant une alliance tripartite active de « crétins et cinglés de la gauche radicale ».

Il a qualifié les analystes et opposants évoquant une alliance tripartite active de « crétins et cinglés de la gauche radicale ».

Malgré les affirmations publiques du président, qui s’inscrivent dans une volonté de négociation et de baisse des prix de l’énergie (illustrée par ses récents accords commerciaux sur le diesel avec la Russie), plusieurs rapports officiels et enquêtes médiatiques font état d’un soutien indirect persistant à l’Iran :

Des rapports suggèrent que Moscou partage du renseignement militaire avec Téhéran pour guider ses frappes de missiles, en plus de livraisons récentes d’équipements.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de vives tensions au Moyen-Orient marqué par des affrontements directs entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Malgré les critiques de Moscou et de Pékin face aux frappes occidentales, ces deux capitales se gardent pour le moment de s’impliquer frontalement dans le conflit

Pékin demeure le principal débouché commercial de l’Iran en achetant près de 90 % de ses exportations de pétrole brut, fournissant ainsi une bouée de sauvetage financière indispensable face aux sanctions occidentales.

Des transferts de technologies à double usage (civil et militaire) ont également été pointés du doigt.

Néanmoins, l’analyse globale confirme la position de Trump sur un point : ni Moscou (concentré sur son propre conflit) ni Pékin ne souhaitent s’impliquer frontalement ou militairement aux côtés de l’Iran face à la puissance de feu américaine.

Moscou n’a pas annoncé officiellement d’aide concrète à l’Iran depuis le début de ce conflit, hormis l’envoi d’aide humanitaire. Mais des médias américains ont affirmé que les Russes auraient transmis des renseignements militaires utilisés par Téhéran pour mener ses frappes.

Pékin a vivement dénoncé les frappes américaines et israéliennes, et a implicitement critiqué les frappes iraniennes contre les pays de la région et le blocage du détroit d’Ormuz. La Chine a par le passé fourni à l’Iran des drones ainsi que des équipements à double usage possible, civil ou militaire.  

Pékin a démenti des informations de presse selon lesquelles le fabricant chinois de semi-conducteurs Semiconductor Manufacturing International Corporation (SMIC) avait envoyé du matériel à Téhéran.

La Chine et la Russie ont par ailleurs été accusées d’aider l’Iran à contourner les sanctions internationales visant ses ventes de pétrole.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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