Wall Street termine en baisse, aversion pour le risque après les menaces douanières de Trump

La Bourse de New York, également connue sous le nom de New York Stock Exchange (NYSE), est l’un des marchés boursiers les plus importants et les plus influents au monde. Fondée en 1792 par un groupe de marchands et de spéculateurs, la NYSE est située à Wall Street, dans le quartier financier de Manhattan, à NEW YORK . La Bourse de New York fonctionne comme une plate-forme où les actions des sociétés publiques peuvent être achetées et vendues. Les investisseurs, tels que les particuliers, les institutions financières et les sociétés, effectuent des transactions en bourse pour acheter des actions dans l’espoir de réaliser des bénéfices ou de participer à la propriété d’une entreprise. Les cours des actions sont influencés par de nombreux facteurs, tels que les résultats financiers des entreprises, les conditions économiques et les événements mondiaux. La Bourse de New York est également connue pour son célèbre bâtiment, qui abrite le parquet où les courtiers effectuaient traditionnellement leurs transactions. Le bâtiment emblématique, situé au 11 Wall Street, a été construit en 1903 et présente une architecture néoclassique imposante. La bourse a connu plusieurs périodes de prospérité et de crise tout au long de son histoire. L’un des événements les plus marquants est le krach boursier de 1929, qui a conduit à la Grande Dépression. Malgré ces défis, la Bourse de New York est restée un symbole de puissance et de dynamisme financier. Aujourd’hui, la NYSE est une institution financière de renommée mondiale, jouant un rôle important dans l’économie mondiale. Elle est le lieu de négociation de nombreuses grandes entreprises et est considérée comme un indicateur clé de la santé du marché financier global.

 La Bourse de New York a terminé en berne vendredi, les investisseurs jouant la carte de la prudence après que Donald Trump a suggéré d’imposer des droits de douane de 50 % sur les biens importés depuis l’UE et une surtaxe de minimum 25 % sur les produits Apple. 

Le Dow Jones a reculé de 0,61 %, l’indice Nasdaq a perdu 1,00 % et l’indice élargi S&P 500 a lâché 0,67 %.

«Les marchés sont secoués par les inquiétudes liées au commerce et à la croissance» en raison de nouvelles menaces de Donald Trump, résume dans une note Patrick O’Hare, de Briefing.com.

Après plusieurs semaines d’accalmie, le président américain Donald Trump est reparti vendredi à l’assaut du commerce mondial.

Le président américain montre des signes d’impatience à l’égard des négociations commerciales en cours avec l’UE qui, selon lui, «ne vont nulle part». En conséquence, le dirigeant américain a «recommand(é) d’imposer 50% de droits de douane» sur les produits importés aux États-Unis depuis l’Union à partir du 1er juin.

«Il est très difficile de traiter avec l’UE, qui a été créée en premier lieu pour profiter des États-Unis d’un point de vue commercial», a écrit M. Trump sur sa plateforme Truth Social.

«L’Europe est très importante pour le commerce américain, les entreprises qui composent l’indice S&P 500 y réalisent un chiffre d’affaires considérable, et il est compréhensible que le marché réagisse comme il le fait», relève auprès de l’AFP Christopher Low, de FHN Financial.

Avec cette menace de Washington, «une nouvelle volatilité a été injectée dans les marchés financiers», souligne Patrick O’Hare. L’indice de volatilité Vix, surnommé «indice de la peur», qui mesure la nervosité des investisseurs sur le marché, s’envolait de plus de 24%.

La place américaine est aussi lestée par d’autres déclarations de Donald Trump, qui a assuré qu’Apple «devra payer des droits de douane d’au moins 25%» si l’entreprise ne fabriquait pas ses iPhone aux États-Unis.

Pour Daniel Ives, analyste pour Wedbush, produire des iPhone aux États-Unis est un «conte de fée qui n’est pas réalisable».

Cela porterait «le prix des iPhone à environ 3 500 dollars, ce qui n’est pas réaliste, et il faudrait cinq à dix ans pour rapatrier la production», a-t-il ajouté dans une note.

Vers 14 h GMT, la firme à la pomme lâchait 2,55% à 196,23 dollars.

«Apple a une énorme capitalisation boursière donc cela touche certainement le marché au sens large», estime Christopher Low.

Sur le marché obligataire, le taux de rendement des emprunts d’État américains à 10 ans se détendait, évoluant autour de 4,50% contre 4,53% la veille et celui à 30 ans était de 5,03% alors qu’il s’approchait des niveaux de 2007 en début de séance jeudi.

Les bons du Trésor américains ont connu un coup de chaud au passage d’une étape parlementaire clé pour le mégaprojet de loi budgétaire voulu par Donald Trump, qui devrait permettre la concrétisation de certaines promesses phare de campagne comme la prolongation de gigantesques crédits d’impôt, mais pourrait largement creuser le déficit américain.

Selon M. Low, ces préoccupations «vont passer au second plan pour le mois à venir» alors que «les droits de douane reviendront sur le devant de la scène», en raison notamment de l’expiration du sursis accordé par Washington sur les prohibitifs droits de douane qui devaient être imposés à la majorité de ses partenaires commerciaux.

Ailleurs à la cote, le fabricant de chaussures Deckers Outdoor, qui commercialise notamment les bottes Ugg et les chaussures de course Hoka, plongeait de 21,86% à 98,53 dollars après le refus de l’entreprise de donner des prévisions pour l’année 2026, en raison de «l’incertitude macroéconomique liée à l’évolution des politiques commerciales mondiales».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *