DAKAR,03 AVRIL 2026(JVFE)-Ce scandale qualifié de « séisme financier », porte sur le détournement et le blanchiment de plus de 1,118 milliard FCFA au sein de la Bank of Africa (BOA) Sénégal.
L’affaire, révélée début avril 2026, met en cause un réseau structuré impliquant un haut responsable de la banque et plusieurs complices externes.
L’ancien responsable des opérations de la BOA, qui aurait utilisé sa position stratégique pour manipuler les systèmes bancaires.
T. Samb est accusé d’avoir monté un flux financier de fond techniquement aléatoire. Le banquier usait de sa légitimité pour inciter des personnes ne disposant pas de comptes à la BOA à en ouvrir.
Ensuite, le banquier leur promet des avantages espérés d’ « opérations légales et des commissions juteuses ».
Des virements de fonds en provenance de l’étranger, totalisant 1,067 milliard de francs CFA, ont été injectés dans ces comptes.
Pour tromper la vigilance des services de contrôle interne , le réseau produisait des « justifications fictives » telles que des travaux de construction jamais réalisés ou des achats de véhicules inexistants, donnant aux flux une « apparence de légalité ».
L’enquête a permis de démanteler une organisation complexe :
16 autres personnes ont été identifiées comme complices, incluant des agents de la banque et des opérateurs économiques chargés de “blanchir” les fonds détournés.
Les fonds étaient soustraits via des écritures comptables fictives et des transferts frauduleux vers des comptes ouverts sous de fausses identités ou appartenant à des sociétés écrans.
Le montant total des ponctions dépasse le milliard de FCFA, affectant directement la trésorerie de l’institution.
Suite aux révélations de la Division des Investigations Criminelles (DIC), l’ex-responsable et ses acolytes ont été déférés devant le procureur.
Ce “séisme” intervient alors que la BOA Sénégal affichait pourtant des bénéfices en hausse (21,91 milliards FCFA en 2025), soulignant des failles critiques dans les systèmes de contrôle interne.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de surveillance accrue de la part de la BCEAO et du Cadre de concertation sur la Lutte Anti-Blanchiment (CLAB) pour assainir le secteur financier sénégalais.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

