Conflit au Moyen Orient : Iran affirme discuter avec des pays européens sur Ormuz

DAKAR, 16 MAI 2026 (JVFE)—L’Iran a affirmé samedi que des pays européens étaient en discussion avec Téhéran afin d’obtenir des autorisations pour franchir le détroit d’Ormuz.

« Après le passage de navires en provenance de pays d’Asie de l’Est, notamment de Chine, du Japon et du Pakistan, nous avons reçu aujourd’hui des informations selon lesquelles des Européens ont entamé des négociations avec la marine des Gardiens de la Révolution » pour traverser le passage, a annoncé la télévision d’Etat iranienne sans préciser les noms de ces pays.

Le détroit d’Ormuz est un passage maritime stratégique vital situé entre l’Iran au nord et le sultanat d’Oman au sud. Il relie le golfe Persique au golfe d’Oman et à l’océan Indien.

Ce détroit revêt une importance capitale pour l’économie mondiale et l’énergie :

C’est également une route majeure pour l’exportation mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL).

Sa largeur minimale d’environ 39 kilomètres dans sa partie la plus étroite en fait un point de passage sous haute tension, fréquemment soumis à des enjeux de surveillance militaire et de liberté de navigation internationale.

La télévision d’État iranienne a affirmé que des pays européens étaient en discussion avec Téhéran afin d’obtenir des autorisations pour franchir le détroit d’Ormuz, voie stratégique du commerce mondial de pétrole bloquée depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.

« Après le passage de navires en provenance de pays d’Asie de l’Est, notamment de Chine, du Japon et du Pakistan, nous avons reçu aujourd’hui des informations selon lesquelles des Européens ont entamé des négociations avec la marine des Gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a annoncé la télévision d’État sans préciser les noms de ces pays.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Dans la matinée, le chef de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi, a indiqué que le pays avait « mis en place un mécanisme professionnel de gestion du trafic » dans le détroit d’Ormuz, qui serait bientôt opérationnel.

« Dans ce processus, seuls les navires commerciaux et les parties coopérant avec l’Iran en bénéficieront », a-t-il souligné, ajoutant que « les frais nécessaires seront perçus pour les services spécialisés ».

« La voie restera fermée aux opérateurs du projet dit de “liberté” », a-t-il affirmé, en référence à une opération militaire américaine temporaire visant à guider les navires commerciaux bloqués dans le détroit.

Les États-Unis maintiennent leur propre blocus des ports iraniens malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.  

Jeudi, l’Iran avait déjà annoncé que ses forces navales avaient autorisé le passage de « plus de 30 navires » chinois dans le détroit d’Ormuz.  

La Chine est le principal importateur de pétrole iranien.

L’Iran a annoncé que des pays européens (dont les noms n’ont pas été précisés) sont en négociation avec Téhéran pour obtenir l’autorisation de franchir le détroit d’Ormuz. Ces pourparlers, menés avec la marine des Gardiens de la Révolution, s’inscrivent dans le cadre du nouveau mécanisme de gestion du trafic mis en place par l’Iran. 

Le passage de navires commerciaux dans cette zone hautement stratégique est soumis à l’approbation et à la coopération avec les forces navales iraniennes.

Avant ces discussions avec l’Europe, l’Iran avait déjà facilité le passage sécurisé de plusieurs dizaines de navires originaires d’Asie de l’Est, notamment de Chine, du Japon et du Pakistan. 

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Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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