Sud-Kivu : l’armée accuse le M23 d’avoir tué 17 civils à Walungu

Dakar,24 juin 2025 ‘jvfe) -“les FARDC portent à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, de l’exécution sommaire de 17 civils par la coalition RDF/AFC/M23 aux environs de 18h30 au village Munzinzi, chefferie de Ngweshe en territoire de Walungu”, peut-on lire dans ce communiqué.

Au total, 17 civils ont été tués par des rebelles de l’AFC/M23 dans le village de Munzinzi en territoire de Walungu au Sud-Kivu.
Cet incident sécuritaire est survenu dans la soirée du dimanche 22 juin 2025.

C’est ce que rapportent les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans un communiqué rendu public et dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD.

Selon l’armée loyaliste, la population victime est accusée de collaborer avec les FARDC et les Wazalendo.

A en croire ce communiqué, des maisons ont été également incendiées et la population a pris refuge dans les positions militaires.

Il sied de signaler que les affrontements entre des éléments Wazalendo et des rebelles du M23 sont signalés dans le territoire de Walungu depuis maintenant 5 jours.

Dans le même document signé par le Général Major Sylvain Ekenge, les Forces armées de la République Démocratique du Congo condamnent ce qu’elles qualifient d’un énième “pogrom” et appellent la population à la vigilance.

Plusieurs villages et localités de la province du Sud-Kivu sont secoués depuis des semaines par des affrontements armés entre les rebelles de l’AFC/M23 et les miliciens locaux connus sous le nom de wazalendo. Les affrontements qui se sont accentués mercredi 18 juin, sont localisés dans les territoires de Kabare, Kalehe et Walungu.

Ces affrontements se généralisent en violation de l’engagement d’un cessez-le-feu convenu entre Kinshasa et la rébellion du M23 pour l’aboutissement des différents processus de paix en RDC. Kinshasa et l’AFC/M23 sont en pourparlers de paix à Doha (Qatar). En avril dernier à Doha, les représentants du gouvernement congolais et ceux de l’AFC/M23 avait pourtant réaffirmé « leur engagement en faveur d’une cessation immédiate des hostilités, le rejet catégorique de tout discours de haine et d’intimidation », en appelant « toutes les communautés à respecter ces engagements ».

L’ancien président de la République, Joseph Kabila, est arrivé lundi 23 juin 2025 à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, dans le plus grand secret après un séjour d’un mois à Goma, dans le Nord-Kivu. Accusé par Félix Tshisekedi de soutenir cette rébellion, Kabila, déchu de son immunité sénatoriale en mai dernier, semble vouloir se repositionner comme acteur clé dans la résolution de la crise, en initiant des consultations avec les populations locales.

Les relations entre Kabila et Tshisekedi, déjà tendues depuis la fin de leur alliance en 2020, se sont davantage détériorées, alimentées par les soupçons de Kinshasa sur le rôle de l’ancien président dans la résurgence du M23. Cette arrivée à Bukavu intervient également dans un contexte de médiation régionale et internationale. Des discussions soutenues par les États-Unis, impliquant des délégués de Kinshasa et de Kigali, se déroulent à Washington pour tenter de conclure un accord de paix ce vendredi 27 juin. Par ailleurs, les récentes initiatives des Églises catholique et protestante, qui ont proposé un dialogue national après des consultations menées en RDC et à l’étranger, ont reçu le soutien de Kabila.

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