Conflit au Moyen-Orient :l’élimination de Khamenei était conforme au droit international, selon Israël

DAKAR, 05 MARS 2026(JVFE)-La frappe d’Israël ayant tué le guide suprême de la République islamique d’Iran Ali Khamenei était « conforme au droit international », a affirmé jeudi soir l’armée israélienne.

Israël soutient que Khamenei, en tant que Guide suprême, n’était pas seulement un chef politique mais le commandant en chef effectif coordonnant des activités hostiles directes contre Israël.

L’opération a été présentée comme une action nécessaire pour contrer des menaces imminentes et la poursuite du programme nucléaire iranien.

Pour les responsables israéliens, l’état d’hostilité ouverte entre les deux nations transforme cet acte d’assassinat politique (interdit en temps de paix) en une action de guerre licite contre un dirigeant ennemi impliqué dans les hostilités. 

La légitimité de cette frappe est toutefois vivement contestée par de nombreux experts et organisations internationales :

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné l’attaque comme une menace grave à la paix internationale, citant l’interdiction du recours à la force contre un État souverain.

Des experts juridiques soulignent que l’Iran n’avait pas mené d’attaque armée directe justifiant une telle riposte au titre de la légitime défense selon l’Article 51 de la Charte de l’ONU.

Cette élimination est perçue par certains analystes comme une rupture majeure de la norme internationale interdisant l’assassinat de chefs d’État en exercice

Les Etats-Unis et Israël ont lancé le 28 février une vaste offensive aérienne sur l’Iran, décapitant dans les premières heures la direction politico-militaire de la République islamique en tuant notamment dans une frappe le guide suprême Ali Khamenei. Présentée comme une « frappe préventive » par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, la guerre déclenchée par Israël et Washington qui embrase désormais le Moyen-Orient a été dénoncée comme une « agression » par Téhéran.

« En vertu du droit international des conflits armés, les commandants militaires qui dirigent les forces armées pendant la guerre peuvent constituer des cibles militaires légitimes », a déclaré sur X le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l’armée israélienne. « En tant que guide suprême de l’Iran, Ali Khamenei occupait le poste de commandant en chef des forces armées iraniennes, ce qui faisait de lui la plus haute autorité militaire du régime », a justifié l’officier . « En tant que commandant en chef, Khamenei était le décideur final des opérations militaires iraniennes. (…) Il a dirigé l’utilisation de la force contre Israël et supervisé le financement, l’armement et la coordination des mandataires terroristes du régime, notamment le Hezbollah (libanais), les Houthis (au Yémen) et les milices chiites opérant dans toute la région » du Moyen-Orient, a-t-il ajouté.

La frappe a été menée « alors que Khamenei se trouvait en compagnie d’autres hauts responsables militaires iraniens qui constituaient également des cibles militaires légitimes ». Parmi les personnes tuées dans la frappe figurent également sa femme, un de leurs gendres et deux de leurs petits-enfants, mineurs, selon les médias iraniens. « Conformément aux principes de distinction, de proportionnalité et de précaution, la frappe était conforme au droit international », a affirmé le lieutenant-colonel, pour qui la « neutralisation » de Khamenei « a conféré un avantage militaire évident » à Israël et aux Etats-Unis.

Bombardé par Israël et les Etats-Unis depuis samedi, l’Iran mène depuis la mort de Khamenei une vaste campagne de représailles contre Israël et tous les pays du Golfe, à coups de missiles et de tirs de drones, déstabilisant tout le Moyen-Orient, y paralysant l’activité pétrolière et menaçant l’économie mondiale.

Donald Trump a exigé jeudi « d’être impliqué » dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei, au sixième jour d’une guerre au Moyen-Orient qui menace la banlieue sud de Beyrouth d’un terrifiant déluge de feu israélien.

Contacter ses proches ou s’informer sur la guerre est quasiment impossible pour la plupart des Iraniens en raison du blocage de l’internet par les autorités, qui menacent de poursuites ceux qui tentent de contourner les restrictions.

Afghanistan Manifestations de soutien au gouvernement taliban face au Pakistan

Décorant leurs soldats de guirlandes colorées, des centaines d’Afghans se sont rassemblés dans les provinces frontalières avec le Pakistan pour dénoncer les morts parmi les civils et manifester leur soutien aux troupes talibanes.

Quelques heures après avoir ordonné à toutes les agences gouvernementales de cesser « immédiatement » d’utiliser les technologies de la firme d’intelligence artificielle Anthropic, les États-Unis ont lancé une vaste opération militaire contre l’Iran… avec l’aide du robot conversationnel Claude, créé par Anthropic

L’armée israélienne a annoncé jeudi vers 21h30 se préparer à intercepter de nouveaux missiles tirés d’Iran vers le territoire israélien.

Un quart d’heure plus tard, des journalistes de l’AFP à Jérusalem ont entendu deux explosions lointaines. Selon la Défense passive israélienne, les sirènes n’ont pas été activées dans le pays à la suite de cette alerte mais elles ont en revanche retenti à peu près au même moment dans plusieurs localités du nord, à la suite de l’intrusion d’un «aéronef ennemi».

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s’est inquiété jeudi de l’impact de la guerre au Moyen-Orient, estimant que son pays se trouve dans un «état de quasi-urgence» économique et avertissant que les commerçants pratiquant des «prix abusifs pourraient être jugés par des tribunaux militaires».

L’Egypte, pays le plus peuplé du monde arabe, n’a pas été directement touchée par la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, qui a riposté en frappant ses riches alliés du Golfe. Le commerce via le détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique, a également été impacté.

Cependant, jeudi en fin de journée, la livre égyptienne avait chuté à son plus bas niveau en huit mois face au dollar américain, s’échangeant à 50,2 pour un dollar, dans un contexte d’informations faisant état de sorties de capitaux à court terme.

L’économie égyptienne, fortement dépendante des importations, est très sensible aux fluctuations de sa monnaie, qui a perdu les deux tiers de sa valeur depuis 2022.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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