DAKAR, 13 MAI 2026 (JVFE)–Le blocus américain de l’Iran répond au blocage du détroit d’Ormuz, et aucun des deux adversaires n’est prêt à la moindre concession..
L’impasse diplomatique est totale au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran.
Le président américain Donald Trump a qualifié de « totalement inacceptable » et de « foutaises » la contre-proposition en 14 points soumise par Téhéran pour mettre fin à la guerre débutée en février 2026. De son côté, le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf refuse tout amendement de son texte. Face à cette intransigeance, le cessez-le-feu actuel se trouve « sous assistance respiratoire », poussant Donald Trump à examiner plusieurs options stratégiques jugées hautement risquées par les experts.
Entre un cessez-le-feu fragile et un accord de paix introuvable, la guerre d’Iran ressemble de plus en plus à un conflit gelé. Le blocus américain de l’Iran répond au blocage du détroit d’Ormuz, et aucun des deux adversaires n’est prêt à la moindre concession. Trump a rejeté les dernières propositions de paix iraniennes transmises par le Pakistan, qu’il a qualifiées de « foutaises ». « Je viens de lire la réponse des prétendus “représentants” iraniens, et elle ne me plaît pas. Totalement Inacceptable ! », a écrit Trump dans un message sur Truth Social. L’Iran avait précédemment rejeté le plan en une page présenté par les États-Unis la semaine dernière.
Pour l’instant, le cessez-le-feu tient toujours. « Il est incroyablement fragile », a mis en garde Trump lundi en répondant à des journalistes. « Après avoir lu toutes ces foutaises – je n’ai d’ailleurs même pas terminé, je ne vais pas perdre mon temps -, je dirais que (le cessez-le-feu) est en assistance respiratoire, comme quand le médecin vient vous dire, Monsieur votre parent a environ 1 % de chances de survie. »
QUELLES OPTIONS POUR DONALD TRUMP ?
Les options militaires envisagées par Washington
Devant l’échec des pourparlers, l’administration américaine étudie une intensification de la pression. Quatre scénarios majeurs sont actuellement sur la table du Conseil de sécurité nationale
Bombardements massifs des infrastructures stratégiques et des complexes militaires iraniens.
Envoi de forces de l’US Army pour briser de force le blocus naval et rouvrir le détroit d’Ormuz.
Infiltrations de commandos pour capturer ou sécuriser les stocks d’uranium enrichi du régime.
Durcissement absolu du blocus financier pour forcer le pouvoir à capituler.
Les risques d’un enlisement régional
Le choix de l’option militaire expose la présidence de Donald Trump à de lourdes conséquences géopolitiques :
Le détroit d’Ormuz reste partiellement bloqué, provoquant une flambée immédiate des cours mondiaux du pétrole.
Ce type d’offensive contredit la promesse de Donald Trump d’éviter les conflits extérieurs coûteux.
Risque accru d’impliquer d’autres puissances régionales et de fragiliser le fragile cessez-le-feu au Liban.
Le facteur chinois
Face à ce blocage, Donald Trump entame une visite d’État cruciale à Pékin pour s’entretenir avec Xi Jinping. La Chine agit comme le principal poumon économique de l’Iran en absorbant la majorité de son brut. Washington tente d’obtenir l’appui de Pékin pour asphyxier Téhéran, tandis que le gouvernement chinois utilise ce levier pour négocier sur d’autres dossiers bilatéraux majeurs comme Taïwan.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

